Quand A.de Lassus convoque les papes par Meneau 2013-10-26 10:37:12 |
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En fait, il en cite deux dans l'étude proposée par JPP :
- Pie IX, lettre Tuas libenter (21 décembre 1863) (Dz. 2879)
Il s'agit là d'un texte de référence constamment cité par les auteurs traitant du magistère ordinaire et universel.
«Même s'il s'agissait de cette soumission qui doit se manifester par l'acte de foi divine, elle ne saurait être limitée à ce qui a été défini par les décrets exprès des conciles oecuméniques ou des Pontifes romains qui occupent ce Siège, mais elle doit aussi s'étendre à ce que le magistère ordinaire de toute l'Église répandue dans l'univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d'un consentement universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi».
Sans doute Pie IX n'a-t-il pas indiqué explicitement ce qu'il entendait par «Eglise répandue dans l'univers». Mais l'expression «d'un consentement universel et constant» («universali et constanti consensus») détermine l'idée d'universalité dans le temps.
- Léon XIII, encyclique Satis cognitum (29 juin 1896)
«Ecoutez saint Irénée "La véritable sagesse est la doctrine des Apôtres... qui est arrivée jusqu'à nous par la succession des évêques... en nous transmettant la connaissance très complète des Ecritures, conservées sans altération".
Voici ce que dit Tertullien "Il est constant que toute doctrine conforme à celle des Églises apostoliques, mères et sources primitives de la foi, doit être déclarée vraie, puisqu'elle garde sans aucun doute ce que les Églises ont reçu des Apôtres, les Apôtres du Christ, le Christ de Dieu... Nous sommes en communion avec les Églises apostoliques; nul n'a une doctrine différente : c'est là le témoignage de la vérité".
Rufin loue saint Grégoire de Nazianze et saint Basile de ce "qu'ils s'adonnaient uniquement à l'étude des livres de l'Écriture sainte, et de ce qu'ils n'avaient point la présomption d'en demander l'intelligence à leurs propres pensées, mais de ce qu'ils la cherchaient dans les écrits et l'autorité des anciens, qui eux-mêmes, ainsi qu'il était constant, avaient reçu de la succession apostolique la règle de leur interprétation".
Il est donc évident, d'après tout ce qui vient d'être dit, que Jésus-Christ a institué dans l'Église un magistère vivant, authentique et, de plus, perpétuel, qu'il a investi de sa propre autorité, revêtu de l'esprit de vérité, confirmé par des miracles, et il a voulu et très sévèrement ordonné que les enseignements doctrinaux de ce magistère fussent reçus comme les siens propres.
Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l'ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai; car Si cela pouvait en quelque manière être faux, il s'ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l'auteur de l'erreur des hommes (...).
Les Pères du Concile du Vatican n'ont donc rien édicté de nouveau, mais ils n'ont fait que se conformer àl'institution divine, à l'antique et constante doctrine de l'Église et à la nature même de la foi, quand ils ont formulé ce décret : "On doit croire, de foi divine et catholique, toutes les vérités qui sont contenues dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition et que l'Église, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, propose comme divinement révélée"».
Là encore, l'expression «Magistère ordinaire et universel» n'est pas définie.
Faut-il voir dans ce texte, comme le suggère l'abbé B. Lucien (12), la reconnaissance par Léon XIII «d'un magistère vivant qui, à chaque époque, enseigne infailliblement la doctrine catholique aux fidèles de cette époque»? Faut-il y voir plutôt l'idée d'une constance, d'une continuité dans le temps qui serait indispensable pour que l'infaillibilité soit acquise, idée introduite par les exemples cités de saint Irénée, Tertullien, saint Grégoire de Naziance, saint Basile? C'est ce deuxième sens que semble impliquer le texte de Léon XIII.
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