"Je conteste cette conception nominaliste qui fait de l’autorité la source de la vérité (une vérité alors factice et artificielle), au lieu d’en être la servante."
D'abord, on parle de
loi. Ensuite, il n'est pas superflu de rappeler l'
intention explicite du législateur quand les contestataires sèment le trouble en lui attribuant une intention opposée. Enfin, je vous rappelle qu' "
au seul Souverain Pontife appartient le droit de reconnaître et établir tout usage concernant le culte divin, d’introduire et approuver de nouveaux rites, de modifier ceux mêmes qu’il aurait jugés immuables." (Pie XII,
Mediator Dei)
Peu importe les circonstances, les manoeuvres en coulisse, les intrigues, etc., dès lors que le Pape approuve une loi universelle, l'assistance du Saint Esprit en garantit sa bonté. En effet, permettez-moi d'être un peu taquin en vous rappelant également que "
les rites liturgiques plus récents eux aussi, sont dignes d’être honorés et observés, puisqu’ils sont nés sous l’inspiration de l’Esprit-Saint, qui assiste l’Église à toutes les époques jusqu’à la consommation des siècles." (Pie XII,
Mediator Dei)
Du moins pour ceux qui ont la foi.
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"La rupture introduite par le nouveau missel (sans même parler de sa mise en œuvre apocalyptique qui de toute façon lui est inséparable, contrairement à ce que j’ai moi-même cru pendant des années) est un fait constaté par les plus grands liturgistes du XXe siècle (Bouyer, Ratzinger, Gélineau, Gamber, etc). Le nier, c’est nier l’évidence."
Personne ne dit qu'il n'y a pas eu de changement, ni même que celui-ci ne fut pas important sous bien des aspects. Les uns parlent de réforme, de révision ou de restauration; les autres parlent de rupture ou de révolution. Chacun voit midi à sa porte. Encore une fois, je maintiens qu’il n’aurait pu en être autrement, les normes conciliaires ne laissant pas de place pour un résultat superficiel comme celui de 1965. Du reste, au moins 3 sur 4 liturgistes que vous avez cités ont célébré la messe selon les livres liturgiques réformés.
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"Ça ne change rien au fait que Bugnini lui-même a explicitement dit que 1965 était la version finale de la réforme liturgique post conciliaire et ce n’est pas une affirmation aberrante."
Ce n'est pas sérieux. L'instruction
Inter Oecumenici du 26 septembre 1964 stipule qu' "
en attendant que soit entièrement restauré l'Ordo de la messe, on observera déjà ce qui suit:" (suivent les normes qui devaient entrer en application le 7 mars 1965 et concernant entre-autres l'
Ordo Missae, cf
n.48).
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"Avouez que ce prétendu « magistère » a été plus qu’erratique sur la question en cinquante ans."
En matière disciplinaire, ce qu'un Pape a fait, un autre peut le défaire sans que cela ne mérite un tel qualificatif. En l'espèce, une chose est restée constante depuis 1969:
l'usage du VOM a toujours été conditionnel, même sous Benoît XVI.
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Un dernier sujet de méditation - et une dernière taquinerie - pour la route: "
Sans doute, la liturgie de l’antiquité est-elle digne de vénération ; pourtant, un usage ancien ne doit pas être considéré, à raison de son seul parfum d’antiquité, comme plus convenable et meilleur, soit en lui-même, soit quant à ses effets et aux conditions nouvelles des temps et des choses." (Pie XII,
Mediator Dei)
Ath