concélébrer un rite que l’on admet valide et légitime est-il, oui ou non, peccamineux ? Car le refus systématique ne peut se justifier que si l’on répond « oui » à cette question.
Non.
Un prêtre catholique romain qui admet la validité et la légitimité de la messe de saint Jean Chrysostome ne va pas la concélébrer.
Par ailleurs, si vous me servez l'unité à l'intérieur du rite romain, laissez-moi rire. La nouvelle messe n'est que division, tant les façons différentes et parfois complètement contradictoires de la célébrer courent les campagnes.
Quelle prière eucharistique, d'ailleurs ? Celle qui a été improvisée en un quart d'heure par deux experts de la commission liturgique à une terrasse de bistrot ?
En face de cette fabrication, il y a la messe traditionnelle.
Car, par ailleurs, quoi que vous disiez du
Bref examen critique (eut-il été écrit par un théologien qui serait entretemps devenu musulman, zoroastrien ou soudeur à l'arc, il conserverait toute sa pertinence, laquelle ne portait d'ailleurs pas seulement sur l'article 7 de l'
Institutio generalis), les
circonstances les
modalités et les
intentions de la
fabrication du nouvel ordo sont une raison suffisante pour ne pas souhaiter y participer.
Vous pouvez aligner tout ce que vous voulez, aucun prêtre traditionnel n'est juridiquement ni théologiquement
tenu de concélébrer dans le nouveau rite, même s'il en reconnaît la validité et la licéité.
Faire le forcing dans ce domaine comme vous le faites avec d'autres est à l'évidence se faire le complice ou l'idiot utile de ceux qui veulent faire disparaître la messe traditionnelle.