… que propose t’on aux fidèles (à part une passivité totale, ou bien l’exode vers les chapelles de la FSSPX), lorsqu’ils sont littéralement pris en otage par des décisions épiscopales aberrantes, hors-sol, prises en dehors de tout bon sens pastoral, et sans aucune possibilité de recours.
En effet:
- on leur interdit de manifester,
- on leur interdit de prier le chapelet,
- on leur interdit les pétitions,
- on leur interdit de s’exprimer dans la presse;
- et tous les recours auprès de l’évêque ont échoué.
Rappelons:
- que dans ce cas comme à Quimper, Dijon, etc, qu’il ne s’agit pas simplement d’un changement d’équipe, mais d’une réduction drastique de toutes les activités liturgiques, sacramentelles et pastorales à la seule messe du dimanche (pas d’offices de la semaine sainte, pas de messe en semaine, aucun sacrement, pas de catéchisme etc);
- que les fidèles ne sont pas responsables du refus de la part des prêtres FSSP de concélébrer; a défaut d’accepter le positionnement de la FSSP, l’évêque aurait au moins pu prendre en compte les besoins spirituels des fidèles et accepter une situation imparfaite, en attendant de trouver mieux; une fois de plus ce sont les fidèles qui paient l’essentiel des conséquences, à une époque où pourtant on a que le mot « pastoral » à la bouche;
- qu’ils sont constitués pour l’essentiel de braves gens qui ne demandent qu’à vivre leur foi dans une pratique traditionnelle, qui se lèvent tôt chaque jour pour travailler, qu’ils se battent au quotidien pour élever leurs enfants dans un contexte radicalement hostile, qu’eux aussi ont leur part de souffrances, de maladie, de vieillesse, de drames, et qu’en aucun cas ils ne méritent de recevoir, en plus des multiples vexations du quotidien, des coups de poignards dans le dos de la part de pasteurs qui ont pourtant reçu mission de prendre soin d’eux;
- que l’on ne peut pas attendre de simples fidèles, qui ont clairement d’autre chats à fouetter que de d’étudier le soir les manuels de droit canon, qu’ils maîtrisent toutes les subtilités byzantines des règles régissant les activités dans les lieux de culte; qu’en revanche on est en droit d’attendre de pasteurs qui ont fait au moins sept ans de formation sacerdotale un minimum de hauteur de vue, de sens pastoral et d’intelligence de situation;
- que le choix de confier l’unique messe dominicale à des prêtres diocésains en plus de leur charge habituelle déjà lourde, dans un contexte de pénurie gravissime de prêtres et donc de surcharge de travail pour ces derniers, est une décision qui constitue un défi au bon sens;
- qu’une solution aurait pu être de faire appel à l’une des communautés traditionnelles qui acceptent de concélébrer et qui s’impliquent à fond dans la vie des diocèses, comme les Missionnaires de la Miséricorde divine; ces communautés auraient été capable d’offrir aux fidèles une offre pastorale comparable à celle assurée par la FSSP sans préjudice pour l’intégration de la communauté dans la vie diocésaine; seulement voilà, visiblement cette idée n’a pas effleuré l’évêque de Valence, et de toute façon cette communauté voit ses ordinations bloquées sans le moindre motif valable depuis maintenant plus de deux ans (une manière sans doute paradoxale et étrange d’encourager les communautés traditionnelles qui consentent aux exigences des autorités).
Je pense que si j’avais été à Valence, je n’aurais pas hésité longtemps: face à la bêtise épiscopale, j’aurais rejoins la communauté FSSPX, en attendant que l’évêque revienne à un minimum de bon sens.
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