J’ai repris l’original de la lettre de Ratzinger et l’ai passé sur Google traduction.
Perciò trovo che il parlare di "Messa Tridentina" e del "Messale di Pio V" è storicamente falso e teologicamente fatale. Il problema del nuovo Messale sta, al contrario, nel suo abbandono di un processo storico sempre continuato, prima e dopo S. Pio V, e nella creazione di un volume del tutto nuovo, sebbene compilato con materiale vecchio, la cui pubblicazione s'accompagnò a un tipo di divieto di ciò ch'era stato prima, divieto per altro sconosciuto nella storia giuridica e liturgica, lo posso dire con sicurezza, basata sulla mia conoscenza dei dibattiti conciliari e sulla reiterata lettura dei discorsi fatti dai padri conciliari, che ciò non corrispose alle intenzioni del Concilio Vaticano II.
Autrement dit:
Par conséquent, je trouve la référence à la « Messe tridentine » et au « Missel de Pie V » historiquement fausse et théologiquement fatale. Le problème du nouveau Missel, au contraire, réside dans l'abandon d'un processus historique qui s'était toujours poursuivi, avant et après saint Pie V, et dans la création d'un volume entièrement nouveau, bien que compilé à partir de matériaux anciens. Sa publication s'accompagnait d'une sorte d'interdiction de ce qui avait précédé, une interdiction inconnue dans l'histoire juridique et liturgique. Je peux affirmer avec assurance, sur la base de ma connaissance des débats conciliaires et de la lecture répétée des discours des Pères conciliaires, que cela ne correspondait pas aux intentions du Concile Vatican II.
Deux choses l’une : soit le NOM n’est qu’une nouvelle édition du missel romain (c’est-à-dire du missel de S. Pie V et de ses versions successives) et est respectueux du développement organique de la liturgie romaine, et dans ce cas on ne voit pas ce qui justifierait le maintien de l’édition précédente (de même que l’édition de 1604 a remplacé celle de 1570, avant d’être elle-même remplacée par celle de 1634 puis de 1962, sans qu’à chaque fois l’édition précédente ne soit maintenue);
soit le NOM est bien un nouveau rite, distinct et donc en rupture avec l’ensemble des éditions précédentes, et alors de facto il y a légitimité à conserver l’ancien rite et son interdiction est illégitime… ce qu’affirme Ratzinger.Il n’y aurait eu ni rupture ni dissidence traditionaliste si la réforme s’était contenté, en conservant l’essentiel du missel de S. Pie V (ancien offertoire, canon romain unique, maintien de la Septuagésime, de l’octave de la Pentecôte, du dimanche de la Passion, maintien de l’obligation du grégorien, etc), de simplement supprimer certaines excroissances (dernier évangile, prières léonines, etc) et de procéder à certains développements dans l’esprit du concile (extension des possibilités de concélébration pour la messe épiscopale, chant du Pater par les fidèles, suppression de la récitation privatim des pièces de l’ordinaire par le célébrant, création d’un lectionnaire pour le temporal pour les messes de semaine hors Carême, etc). Ce qui aurait déjà été une réforme plus ambitieuse que toutes les modifications opérées depuis 1570, mais sans rupture…
Par ailleurs vous oubliez que Ratzinger une fois élu pape ne pouvait évidemment pas critiquer le NOM dans un document officiel. Il l’a pourtant clairement fait dans sa correspondance privée et d’une manière parfaitement explicite. Il est clair que si Ratzinger s’était vu confier la direction de la réforme liturgique, il n’aurait certainement pas procédé à une réforme de ce niveau de radicalité. C’est donc bien les caractéristiques intrinsèques du nouveau missel qu’il critique, leur nouveauté même, et pas seulement les modalités de sa publication, comme si le nouveau rite en lui-même ne posait aucun problème. Et cela, tous ceux qui connaissent bien la pensée réelle de Ratzinger sur la liturgie le savent.
Contrairement à ce que vous écrivez, je ne prône pas une herméneutique de rupture. Je souhaite une herméneutique de continuité, je me suis battu pour cela durant des années, mais hélas je constate que la rupture entre les deux liturgies est un fait objectif, et que l’herméneutique de continuité, presque personne n’en veut en dehors des milieux ratzingériens très minoritaires. Et Ratzinger lui-même affirme que c’est surtout le nouveau missel qui doit se rapprocher de l’ancien qui doit constituer le modèle, l’ancien ne devant s’enrichir qu’a la marge des caractéristiques du nouveau (lectionnaire, nouvelles préfaces, etc). Dans la pensée réelle de Ratzinger, il est donc clair que les deux missels ne sont pas à égalité : l’ancien est le modèle, le nouveau doit s’en rapprocher. Dans d’autres écrits, il affirme explicitement qu’un hypothétique futur missel unique devra être conçu
entièrement sur la base du missel ancien (je cite de memoire, je vais chercher la source).