… en appui du fait que les traditionalistes se sont progressivement rabattus sur 1962 par prudence, que la réaction traditionaliste initiale, et ce jusque à la fin des années 1980, avait intégré certaines évolutions intermédiaires du milieu des années 1960.
Ce fut le cas par exemple encore en 1987 à Port-Marly, célébration au cours de laquelle on constate que le peuple tout entier chante le Pater…
Par conséquent il est faux d’affirmer que le mouvement traditionaliste était hostile à tout changement. On connaît les positions plus qu’ouvertes de Mgr Lefebvre sur certaines modifications de la liturgie à des fins pastorales. Comme l’affirmait la citation de Ratzinger que vous avez vous même donné dans une de vos interventions, mais en lui donnant un sens qu’elle n’a pas, la résistance traditionaliste s’est développé, au moins en partie, dans des milieux profondément influencés par le mouvement liturgique. Et c’est logique. A partir du moment où l’on procède à une refonte radicale des rites et à la création de facto d’une liturgie entièrement nouvelle, c’est la quasi totalité des œuvres et des études du mouvement liturgique (les missels de Dom Lefebvre, le Guide dans l’année liturgique de Parsch, le Mystère pascal de Bouyer, etc) qui deviennent du jour au lendemain sans objet, puisque décrivant et commentant une liturgie qui n’existe plus… ainsi les clercs et les fidèles qui s’étaient engagés dans la partie la plus saine du mouvement liturgique ont vu disparaître en quelques mois la liturgie que ce même mouvement liturgique leur avait appris à connaître et à aimer… fini les psaumes imprécatoires, disparus les offices des ténèbres, évanouis la Septuagésime et l’octave de Pentecôte, volatilisés les Quatre-Temps, et ainsi de suite…
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