La réaction traditionaliste initiale (1965-1970) ne critiquait pas le concile en tant que tel, mais seulement certains abus qui se répandaient massivement en son nom.
Et des personnalités comme Dom Gérard ou le P. Eugene de Villeurbanne se sont même appuyés sur les décrets conciliaires, Perfectae Caritatis notamment, pour refuser l’aggiornamento imposé dans leurs ordres religieux respectifs.
Cette aggiornamento de rupture était considéré comme obligatoire et les tentatives de poursuivre la vie religieuse traditionnelle étaient à peine tolérées, regardées avec suspicion voire carrément interdites par les supérieurs et les évêques.
Lors des négociations entre Mgr Lefebvre et Rome sous Paul VI, les autorités romaines étaient intransigeantes (uniquement avec les traditionalistes, pas avec tout le reste…) et exigeaient une reddition sans conditions sur tous les points : nouveau rite, adhésion sans réserves au concile, soumission totale. Ce n’est que sous Jean-Paul II que les premières autorisations sont advenues, de manière très progressive et restrictive.
Toutes ces personnalités désireuses de rester fidèles à la Tradition (liturgique, monastique, etc) n’avaient que deux options : ou bien se soumettre et donc abandonner la Tradition, ou bien entrer en résistance, donc désobéir.
N’oublions pas non plus que même ceux qui voulaient une pratique traditionnelle du NOM ont été persécutés par la hiérarchie et que la CSM par exemple à ses débuts était persona non grata en France et avait dû s’exiler en Italie, et n’est revenue en France… qu’en 1993 !
Au final c'est à cette attitude traditionaliste initiale, attachée à l'essentiel et acceptant le concile, que je me réfère.
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