La comparaison avec le rite lyonnais n’est pas pertinente. Celui-ci n’était pas un rite autonome, mais une variante du rite romain, toujours soumis à Rome.
Parler de « deux rites distincts » contredit l’enseignement de Benoît XVI, qui affirmait qu’il n’existait qu’un seul rite en deux formes. On comprend pourquoi il tenait à ce point :
* nier cette continuité revient à soutenir dans le domaine liturgique l’herméneutique de la rupture ;
* cela empêche toute résorption de la fracture liturgique au sein de l’Église.
Enfin, suggérer que les communautés traditionnelles formeraient une « Église particulière distincte » est ecclésiologiquement intenable : elles ne constituent pas une Église sui iuris, mais appartiennent à la seule Église latine et à leurs diocèses. Je ne suis pas opposé à l’idée d’un ordinariat, mais il faudra veiller à ce qu’il ne devienne un ghetto autosuffisant et un écosystème fermé qui finirait tôt ou tard par dériver vers une rupture ecclésiale. L’exemple de la High Church anglicane est à cet égard significatif.
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