Votre théorie de l’engrenage me fait sourire : si un altiste accepte de jouer un soir avec l’orchestre, devient-il fatalement violoniste le lendemain ? Bien sûr que non : il reste altiste, avec sa voix propre, mais il manifeste qu’il fait partie de la même symphonie.
C’est la même chose pour la concélébration : y participer n’efface pas une identité liturgique, pas plus que jouer la Cinquième de Beethoven n’empêche ensuite de donner un récital de Bach en soliste. Qualifier cela de « chantage » me paraît excessif. Car si l’on refuse systématiquement ce geste de communion sacramentelle, le message envoyé n’est plus « nous gardons notre spécificité », mais « nous refusons de reconnaître l’unité de l’ensemble ».
La vraie question à se poser est celle-ci : dans l’Église, il n’y a qu’une seule chose dont on doit absolument s’abstenir : le péché. C’est là qu’il faut situer le débat : concélébrer est-il, oui ou non, peccamineux ?
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