vous avez changé de registre : nous étions sur le plan théologique, et vous admettez la solidité de ma réponse.
Vous déplacez maintenant l’objection vers le plan spirituel. Je comprends bien : vous craignez que la concélébration ne devienne le palliatif d’une foi affaiblie, où l’on chercherait à compenser par un effet de groupe ce qu’on ne vit plus intérieurement. Cela peut arriver, je ne le nie pas.
Mais deux précisions sont nécessaires :
Sur le plan théologique : la concélébration n’est pas une invention moderne. Elle est déjà attestée dans l’Église ancienne, en Orient comme à Rome. Vatican II ne l’a pas créée, mais étendue, pour manifester que les prêtres participent ensemble à l’unique sacrifice du Christ et à l’unique sacerdoce reçu de lui. Or, le but même de la liturgie est de rendre visible, par des signes, la réalité invisible de la foi.
Sur le plan pratique : qu’il y ait des dérives (concélébrer par routine ou par paresse) n’enlève rien à la valeur du rite. On pourrait dire la même chose de la messe privée : certains prêtres l’expédient sans ferveur. Ce n’est pas une objection contre le rite lui-même, mais contre une tiédeur spirituelle.
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