Cela dit, il est vrai que le refus implacable de (con)célébrer un rit donné est difficilement compatible avec la reconnaissance de sa légitimité et/ou validité. Je pense qu'en réalité, les évêques jouent sur cette question sensible.
C’est un peu le problème, il faut bien l’avouer.
Il me semble que dans cette conversation il y a de la confusion sur un point : le fait pour un prêtre de concélébrer dans un autre rite ne remet absolument pas en cause l’attachement exclusif de ce même prêtre a son rite d’appartenance.
Par exemple, quand un patriarche d’une Eglise orientale concélèbre avec le pape, le fait de concélébrer dans le rite latin ne remet absolument pas en cause son attachement exclusif à son rite oriental d’appartenance.
Je pense donc que le clergé traditionnel devrait assouplir ses positions sur ce point et accepter la concélébration occasionnelle, mais en mettant des limites : uniquement en présence d’un évêque ou du pape, et uniquement pour la messe chrismale et quelques occasions exceptionnelles (consécration épiscopale, bénédiction abbatiale, etc) c’est-à-dire jamais plus de deux ou trois fois dans l’année.
Si demain un ordinariat traditionnel est érigé, il est difficilement envisageable que l’Ordinaire ne concélèbre pas avec le pape et avec les autres évêques.
En revanche, comme la concélébration est une pratique récente dans le rite romain et que le droit canon ne l’impose pas, on ne saurait en faire un absolu ni un prérequis obligatoire pour assurer la communion ecclésiale, qui est déjà garantie par l’acte de communion eucharistique et la mention de l’évêque et du pape au canon de la messe.
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