J’ai bien pris acte que vous ne m’accusez plus de protestantisme, et je me réjouis que nous partagions un premier point d’accord : le principe de la concélébration est légitime dans l’Église, même si son abus est critiquable. Nous convenons aussi qu’on ne peut pas forcer un prêtre à concélébrer : le canon 902 le garantit.
Là où je diverge, c’est sur le refus systématique. Car ce refus détourne une exception en règle et contredit en acte l’unité du presbyterium. C’est là mon vrai problème : on dit être en communion, mais on refuse de la manifester.
Certes, le prêtre célèbre le plus souvent seul, comme un soliste qui joue une pièce à part. Mais il est aussi appelé à célébrer avec ses frères, comme un musicien qui joue avec l’orchestre. Si un prêtre refuse toujours la concélébration (alors qu’elle manifeste l’unité du presbyterium avec l’évêque) c’est comme un musicien qui se dit membre de l’orchestre tout en refusant systématiquement de jouer avec lui : à la longue, son appartenance n’est plus qu’affirmée en paroles, sans jamais être traduite en acte. Faudrait-il conclure que la communion se manifeste mieux en refusant systématiquement de la manifester ?
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