et elle est toujours mauvaise conseillère au long de l'histoire de l'Église. N'excommuniez pas saint Paul parce qu'il divergeait de saint Pierre sur certains points qui n'étaient si mineurs. Pour ne prendre qu'un exemple parmi des milliers.
"C’est facile d’être fidèle aux papes morts : ils ne demandent plus rien." (Réginald)
Cette formulation dépasse, je veux le croire, votre pensée car on est là en pleine papimanie peccamineuse, de l'idolâtrie.
Credo in unum Deum .. notre foi/fidélité va à la Trinité Sainte pas au plus humble de ses ministres : servus servorum Dei, c'est l'antique formule. Souvenez vous des paroles du Précurseur devant son Maître et ce n'est pas par une tradition mécanique que l'évêque de Rome procède au lavement de pieds des humbles chaque année, comme tous les évêques et les prêtres qui célèbrent avec lui ce rite.
En 2016, j'avais entendu une formule proche de la vôtre prononcée en espagnol devant une audience académique par un haut hiérarque bergoglien à Rome. En substance, il prônait l'obéissance aveugle et moutonnière au "pape du moment", comme il y a le "plat du jour", le "parfum de la saison". Le pape étant François, nous suivons perinde ac cadaver - il n'était pourtant pas jésuite lui - et si, demain, il y avait Benoît XVII - là je cite -, nous obéirions de même (j'en doute, là je commente). Sous-entendu, le pape peut faire et dire n'importe quoi, sans se soucier de la Bible, de la Tradition, des conciles et de ses prédécesseurs, il est une divinité terrestre.Puis une autre divinité est élue et peut tout chambouler selon son caprice.
C'est la caricature dénoncée par Rabelais dans le Quart-Livre mais ce n'est pas le catholicisme, non, ce n'est pas l'Église catholique, apostolique et romaine et sûrement rien des 3 derniers conciles oecuméniques (Trente, Vatican I et Vatican II).
Lisez, relisez chaque jour, comme antidote à ce virus papimaniaque qui menace de vous emporter, l'homélie de Benoît XVI pour la prise de possession de sa cathédrale du Latran en 2005.
J'y ai fait moult fois référence, c'est un texte majeur plus important encore que S.P. à certains égards.
L'obéissance en catholicisme est la notion la plus complexe peut-être : il n'y avait qu'Adolphe Hitler pour penser pour ces SS que leur modèle était l'obéissance aveugle qu'il imaginait être celle des jésuites - les vrais ceux d'avant Arrupe. Chacun sait de nos jours qu'il y a un million de manières d'être obéissant (pour la Mission) pour un jésuite, autant pour un dominicain et un franciscain.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel.
Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici.
D'avance, merci !