N'est pas d'abord la critique du Pape !
Etre luthérien ou protestant, c'est affirmer les sept (et même huit) grands principes que vous trouverez ci-dessous :
a) Sola gratia (« par la grâce seule »)
L'homme ne peut pas mériter son salut auprès de Dieu. Il n'y a pas de coopération à la grâce. Conséquence : soit le salut est universel, soit il est une stricte prédestination !
b) Sola fide (« Seule la foi compte »)
Ce don se fait à l'occasion d'une rencontre personnelle avec Dieu, chacun la vie à sa manière en Jésus-Christ seul sans médiation (solo Christo, par le Christ seul). C'est cela la foi, non d'abord l'adhésion à une doctrine révélée par Dieu.
c) Sola scriptura (« par l'Écriture seule »)
Considérée comme porteuse de la parole de Dieu, la Bible est à la fois la seule autorité théologique et le seul guide, en dernière instance, pour la foi et la vie. Elle est éclairée par la prédication de ministres appelés par les églises luthériennes, réformées ou évangéliques et formés par elles (mais le Saint-Esprit peut appeler d'autres prédicateurs). Elle dessine des principes de vie à partir desquels s'exerce la responsabilité personnelle de chacun. Il n'y a pas de Tradition et d'institution chargée d'interpréter les Ecritures. Chacun les comprend comme il l'entend !
d) Solus Christus (« Jésus Christ seul »)
Jésus Christ est le seul intermédiaire entre Dieu et l'humanité. La médiation de l'Eglise est supprimée.
e) Soli Deo gloria (« à Dieu seul la gloire »)
Il n'y a que Dieu qui soit sacré, divin ou absolu. Le culte des saints et des reliques est proscrit.
f) Ecclesia semper reformanda (« l'Église au sens protestant doit se réformer sans cesse »)
Les institutions ecclésiastiques ne sont que des réalités humaines. Elles sont secondes.
g) Sacerdoce universel
Principe de la Réforme protestante, que Luther considère comme central, selon lequel chaque baptisé est « prophète, prêtre et roi » sous la seule seigneurie du Christ. Ce concept anéantit le sacerdoce ordonné et la plupart des sacrements. Les femmes ont accès aux ministères de certaines églises protestantes ; cela a évolué en fonction des pays et des époques.
h) La messe, quand elle existe encore, n'est plus une action liturgique où le prêtre agit "in persona christi" et renouvelle l'unique sacrifice de la Croix, quoique de manière non-sanglante, mais une simple représentation liturgique, mémorial de la Cène, présidé par un animateur spirituel délégué par l'assemblée des fidèles. Le plus souvent, l'autel a été remplacé par une table et le Pasteur ne préside qu'en présence de l'assemblée. Le moment le plus important de la cérémonie est le partage du pain.
C'est dans cette mesure que les Protestants s'opposent au Pape.
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