Anton dixit :
Dans le document publié qui a ouvert ce fil, il est prétendu que DH définit un droit a l'erreur
Sauf qu'il vous a échappé qu'il y une différence
de nature entre un droit moral à professer une fausse religion et un droit à ne pas être empêché par la puissance publique de pratiquer publiquement cette fausse religion.
De surcroît, il ressort du sens obvie du document en question que son auteur envisageait le problème du droit à l'immunité vis-à-vis de la puissance civile, pas du droit moral.
Anton dixit :
Or qu'elle est donc cette erreur pour ceux qui prétendent qu'il y a définition d'un droit à l'erreur, si ce n'est celle d'honorer un faux dieu ?
Réponse (encore une fois !) :
- Il s'agit d'un droit à ne pas être empêché par la puissance publique d'honorer publiquement un faux dieu ou d'honorer faussement (toujours publiquement) le vrai Dieu ;
- Et non pas d'un droit moral reconnaissant comme bon et salutaire le culte d'un faux dieu ou le faux culte du vrai Dieu.
Anton dixit :
Or si l'on prétend que DH donne un droit à cette erreur, comment pour ceux la même qui le prétendent,s'ils vont au bout de leur raisonnement ne voient-ils pas l'opposition immédiate au premier commandement.
DH enseigne que la personne humaine a le droit de ne pas être empêchée par la puissance publique de pratiquer publiquement sa religion, ce qui implique :
a) Le droit d'honorer publiquement du vrai culte catholique le vrai Dieu ;
b) Le droit d'honorer faussement par un faux culte public (schismatique, hérétique etc.) le vrai Dieu ;
c) Le droit d'honorer publiquement un faux dieu.
Aucun problème avec (a) évidemment, mais (b) et (c) sont contraires au principe fondamental selon lequel quelque chose de faux et mauvais ne peut pas être l'objet d'un droit, même d'un droit devant être garanti dans la sphère civile.
"Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement aucun droit à l'existence, ni à la propagande, ni à l'action."
Pie XII, Allocution aux juristes italiens, 6 décembre 1953.
Cela serait vrai a fortiori s'il s'agissait de reconnaître l'existence d'un droit moral à l'erreur et au mal !
Mais ce n'est pas ce qu'enseigne DH.
Mais si d'aventure cela était (pure hypothèse), alors en effet il y
aurait "opposition immédiate avec le premier commandement".
Ce serait énorme, mais la véritable erreur de DH l'est déjà suffisamment.
Le reste de vos considérations n'est pas indigne d'intérêt, mais est néanmoins
hors sujet.
La conscience d'un chacun peut être coupablement ou incoupablement erronée ; cela change moralement l'imputabilité des actes posés (il n'y a pas péché là où la conscience est incoupablement erronée) mais cela ne change pas la nature des actes qui sont posés : une fausse religion, même pratiquée par quelqu'un qui croit sincèrement pratiquer la vraie religion, demeure une fausse religion et donc une erreur et un mal qui ne peut être objet de droit, y compris dans l'ordre civil.