Selon DH, les deux propositions sont vraies.
Proposition 1 : A ne peut être contraint par B à agir contre sa conscience, même si A ne recherche pas la vérité.
Vraie, car "le droit à cette exemption de toute contrainte persiste en ceux-là mêmes qui ne satisfont pas à l’obligation de chercher la vérité et d’y adhérer".
Proposition 2 : B ne peut être empêché d'enseigner une erreur à A.
L'Etat n'étant pas à même de juger la conscience de B, et de savoir si oui ou non celui-ci agit selon sa conscience. Donc, si B a un droit
naturel à l'exemption de contrainte dans la pratique au for externe public de sa religion, B ne peut pas en être empêché par une loi civile, MÊME SI B SAIT QUE C'EST UNE ERREUR. Dans ce dernier cas, évidemment, B commet une faute qui lui est imputable, alors que si B ne sait pas que c'est une erreur, sa responsabilité pourrait être diminuée voire même supprimée. Mais ce n'est pas le problème de l'Etat.
B ne peut donc aucunement être empêché par un Etat, une loi civile, d'enseigner une erreur, qu'il sache ou non qu'il s'agit d'une erreur.
Cordialement
Meneau
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