Ce n'est pas le nombre qui fait la vérité ! par Jean-Paul PARFU 2025-06-25 22:39:21 |
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Il est clair que certains passages des textes de ce concile rappellent, par exemple, que Jésus-Christ est vrai Dieu - vrai homme. Mais, après avoir rappelé certaines vérités, le concile les désarme en quelque sorte.
Ce que la Tradition reproche au concile Vatican II :
.1) Des textes ambigus ; Une ambiguïté voulue ; Des vérités présentées avec une mentalité moderniste. Surtout, certains textes sont totalement contraires à la Tradition.
.2) La trilogie conciliaire contraire à la Tradition :
- La liberté religieuse (Dignitatis Humanae). C'est-à-dire la liberté de toutes les religions dans l'espace public, liberté proclamée de surcroît comme un droit naturel reposant sur la dignité de l'homme et soi-disant voulue par Dieu. Le concile proclame l'indifférentisme de l'Etat ;
- La collégialité (Lumen Gentium) ;
- L'oecuménisme (Unitatis Reintegratio).
.3) Ouverture au monde et fermeture au surnaturel (Gaudium et Spes).
Dans son livre, "Les principes de la théologie catholique, le cardinal Ratzinger explique que Gaudium et Spes est un contre-Syllabus. Dans le même sens, le père Congar dans son livre "La crise de l'Eglise et Mgr Lefebvre".
.4) Passage du théocentrisme à l'anthropocentrisme (Gaudium et Spes).
Ex. : "L'Eglise, en vertu de l'Evangile qui lui a été confié, proclame les droits de l'homme, reconnaît et tient en grande estime le dynamisme de notre temps qui, partout, donne un nouvel élan à ses droits".
.5) Conception nouvelle de l'Eglise comme "peuple de Dieu" (Lumen Gentium). Distinction entre l'Eglise de Jésus-Christ et l'Eglise catholique, le fameux "subsistit in", le sacerdoce commun des fidèles et l'unité du genre humain comme but de l'Eglise ;
.6) A l'époque du communisme et en pleine "Guerre froide", aucune condamnation du communisme et aucune affirmation doctrinale, alors que c'est le but normal d'un concile.
.7) Nostra Aetate sur les relations avec les religions non-chrétiennes ;
. 8 ) Et Dei Verbum qui parle de "Tradition vivante". Ce concept est aujourd'hui utilisé pour justifier une évolution du magistère.
Cette évolution se confond, selon Roberto de Mattei, avec "la croyance en un pape non plus Vicaire du Christ sur terre, dont le devoir est de transmettre la doctrine qu’il a reçue intègre et pure, mais successeur du Christ qui perfectionne la doctrine de ses prédécesseurs, en l’adaptant aux changements du monde.
La doctrine de l’Evangile est dès lors en perpétuelle évolution, parce qu’elle coïncide avec le magistère du Pontife régnant. On substitue alors au magistère pérenne le magistère « vivant », exprimé par un enseignement pastoral, qui chaque jour se transforme et dont la "regula fidei" réside dans le sujet de l’autorité et non plus dans l’objet de la vérité transmise...".
Conclusion : on reconnaît un arbre à ses fruits !
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