objectionq non prises en compte par Réginald 2025-05-18 16:43:38 |
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Merci pour votre réponse, mais je ne peux m’empêcher de constater que plusieurs de mes objections ne sont pas véritablement prises en compte.
Sur la publicité des fausses religions : je n’ai jamais affirmé que celle-ci était totalement inoffensive. J’ai dit qu’il ne fallait pas absolutiser une citation de saint Augustin en dehors de son contexte, et qu’il convenait d’examiner les effets réels des mesures de répression. Ce que j’ai contesté, c’est que la seule existence publique d’un culte ou d’un discours religieux non catholique soit suffisamment dangereuse pour justifier une restriction juridique. Je vous rappelais également que la foi se défend avant tout par son excellence propre. Ce point-là, vous l’évacuez, mais sans répondre au fond : que vaut une religion qui aurait besoin de bâillonner les autres pour conserver ses fidèles ? Peut-on sérieusement croire que la Vérité serait si fragile qu’elle doive être protégée par la censure plutôt que par son propre rayonnement ?
Sur la répression comme déclencheur psychologique : oui, j’ai reconnu que psychologiquement, une contrainte peut susciter une remise en question — mais j’ai immédiatement précisé que cette crise ne garantit en rien une conversion libre et sincère, condition sine qua non de l’acte de foi. Et là, je vous invite à reprendre l’exemple des marranes : ce fut une catastrophe spirituelle.
Sur la « protection contre la vindicte populaire » : je note que vous-même reconnaissez la faiblesse de cet argument.
Sur St thomas : je comprends la liberté religieuse non comme une permission d’agir, mais comme le fait d’avoir, dans certaines circonstances, le droit de ne pas être empêché d’agir. En d’autres termes, comme un droit à la tolérance. A vous de me montrer qu’un droit à la tolérance est contradictoire ou condamné par le Magistère.
Sur Léon XIII, je constate que vous reconnaissez qu’il a condamné un droit à la liberté religieuse illimitée. Or, DH ne défend pas une liberté illimitée, mais une liberté limitée, encadrée par le bien commun et l’ordre public juste. Par conséquent, votre objection ne tient pas. Pour démontrer une contradiction réelle entre Léon XIII et DH, il faudrait logiquement montrer que les limites posées par ce dernier ont été elles-mêmes condamnées ou jugées insuffisantes par Léon XIII. Cette charge de la preuve vous incombe et n’a pas été fournie.
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