Préoccupations majeures par Ion 2025-04-15 12:26:30 |
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Bien plus qu'un simple mouvement d'intérêt pour la liturgie, le Mouvement liturgique a mis en avant quelques préoccupations majeures dans un but de réforme. La première de ces préoccupations, partagée par tous, quelques soient les courants opposés dont vous parlez, était de (re)créer une participation fructueuse et active de tout le peuple de Dieu qui célèbre les saints mystères. Cette nécessité se voit dès Dom Guéranger, avec son Année liturgique, et apparait chez St Pie X, Pie XII et les principaux acteurs du Mouvement jusqu’au Concile. A cette première préoccupation, je pense qu’on peut en rajouter au moins deux, qui d’ailleurs sont liées à la première et entre elles : le ressourcement dune part et l’unité de la célébration d'autre part. Ces préoccupations majeures ont bien sûr de nombreux corollaires : noble simplification, recentrage sur le Mystère Pascal, réforme du calendrier, ecclésiologie de communion, langue ...
La réécriture des collectes, déjà évoquée, est un très bon exemple de cette unité dans la célébration, avec le souci d’une plus grande cohérence avec les lectures proclamées. Je n'y reviens pas.
Il est évident, pour moi, que le Missel provisoire de 1965 (contrairement à vous, je ne pense pas que les modifications soient très importantes) ne pouvait répondre suffisamment à ces préoccupations majeures, encore une fois, partagées par toute l’Eglise.
Je ne décide pas ce que vous avez ou non le droit de revendiquer. Je précise que vous n’avez pas le même (relisez-moi) droit de questionner la décision (universelle) de remplacer un missel en vigueur que celui de questionner la qualité des formulaires de remplacement. Dans un cas, la décision est définitive, dans l’autre des éléments peuvent être réformables.
Sur la question de l’archéologisme : je connais bien le dominicain dont la vidéo a été récemment partagée ici, pour avoir fréquenté avec lui les bancs de l’ISL et évoqué avec lui ces mêmes sujets. Vous déformez gravement son propos en affirmant qu’il a reconnu l’archéologisme de la conception de la nouvelle liturgie, alors que justement il critique le BEC de prétendre à cet archéologisme, archéologisme qu’il considère bien comme un risque, dans lequel justement la réforme n’est pas tombé. Il explique, en revanche, que contrairement à St Pie V, qui avait à sa disposition essentiellement des sources médiévales, les réformateurs du Consilium disposaient de sources patristiques bien plus étendues et que leur travail était un ressourcement et non de l’archéologisme.
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