Deux remarques par Signo 2025-04-14 12:45:01 |
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Je récuse votre analogie concernant le rite qui n'aurait pas plus d'importance que de la vaisselle. L’Eglise n’a jamais résonné comme ça. Il n’est pas vrai de dire qu’il est indifférent d’échanger un rite par un autre, sous prétexte que le mystère célébré est le même. On en a un excellent exemple avec la question des rites orientaux : le Siège apostolique dans le passé a toujours, sauf quelques malheureuses exceptions, eu soin de s’opposer à la latinisation de ces rites voire à leur suppression pour les remplacer par le rite romain. C'est bien la preuve qu'elle considérait le rite comme suffisamment important pour ne pas le considérer comme interchangeable.
L’analogie avec le corps humain est bien plus pertinente : les différents rites sont chacun une incarnation de l’unique Mystère chrétien dans une culture donnée. Cette incarnation débouche avec les développements historiques qu’elle connait, sur une entité originale et unique structurée avec sa logique propre, dans laquelle le fond est inséparable de la forme, comme une personne humaine dont le corps est inséparable de l’âme (lorsqu’ils se séparent, cela s’appelle la mort).
Ce que la réforme liturgique de 1969 a fait subir à la liturgie romaine est comparable à un chirurgien fou qui amputerait le bras de son patient pour mettre à la place un bras d’enfant, lui arracherait les oreilles pour les remplacer par ceux d’un vieillard, et lui amputerait le nez pour mettre à la place un faux nez en plastique, avant de reconstruire chirurgicalement tout son visage, sous prétexte qu’effectuer des modifications corporelles n’atteint en rien l’âme puisque la forme est indifférente, seul le fond étant important. Notre patient n’en serai pas moins défiguré, en admettant qu’il survive a pareil traitement !
Si le NOM était célébré partout comme a Flavigny ou à Evron, a la rigueur on pourrait trouver la comparaison de Nemo excessive. Mais vous savez très bien que ce n’est pas le cas. Je confirme que le NOM tel qu’il est célébré dans 90% des paroisses, sans grégorien ou presque, face au peuple, avec des chansonnettes fades ou ineptes, parfois sans même la paramentique minimale requise, dans une ambiance de désacralisation et d’horizontalité totale, ce NOM-là est bien plus dangereux pour la foi, qu’un régime quotidien à base de Macdo ne l’est pour le corps !
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