l'État serait-il Dieu dès lors ? par Luc Perrin 2012-06-19 16:22:23 |
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"Je me situe sur un plan objectif et je ne veux pas me faire sondeur d'âme. Je dis que l'erreur ( dénoncée objectivement en tant qu'erreur) n'a en rigueur, devant Dieu, aucun droit." (Theonas)
Puisque D.H. ne traite que de la liberté publique de conscience et non de la liberté individuelle de conscience (toujours réprouvée) donc du seul rapport entre l'Église, les religions et l'État, votre phrase ci-dessus semble fusionner Dieu et l'État.
C'était la tradition protestante majoritaire avec Luther, les Anglicans etc. au moins avant 1789. Le prince ou le magistrat d'une cité-état ou d'une république était de droit divin et se trouvait par ce fait, selon les théologiens protestants, investi du pouvoir de régir l'Église.
D.H. ne traite pas de l'erreur devant Dieu mais devant l'État en renonçant à exiger contre elle la coercition et l'usage de la répression, torture, violence, tous moyens qui relèvent de l'État.
Cela ne change rien au statut de l'erreur "devant Dieu".
Quelles hérésies ont changé de statut aux yeux du Magistère après 1965 ? Aucune et vous le savez bien.
"Devant Dieu", l'erreur n'a pas plus de droit en 2012 qu'en 1962 ou en 1802 ou en l'an 300.
L'État n'est en catholicisme - avant comme après 1965 - ni l'Église ni Dieu. Distinction ne valant pas stricte séparation entre les 2 premiers.
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