un champion du Syllabus de 2026 mais un artiste en mauvaise foi par Luc Perrin 2026-06-05 11:39:30 |
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a) ceci est un modèle de mauvaise foi et chacun, de bonne foi, pourra le constater.
Je vous cite :
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Quanta cura et la "thèse" réclament la pénalisation de l'erreur religieuse.
Faux. Elles réclament seulement la pénalisation de l'expression des faux cultes au for externe public.
Le cadre légal espagnol d'avant 1967 s'approche du Syllabus, je vous l'accorde, mais il reste distinct de l'exigence extrême des textes de Pie VII, Grégoire XVI et Pie IX.
Ah bon ? Et quelle est donc cette exigence extrême selon vous ?
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Petit jeu sur les mots très médiocre qui nie l'évidence : "seulement la pénalisation de l'expression des faux cultes au for externe public".
C'est précisément de cela que je parle à moins qu'avoir un culte dans une église/temple soit considéré par vous et vous seulement je pense comme "privé".
Précisément vous répondez vous-même à votre fausse question : l'exigence est l'interdiction de tout culte public au for externe. Je peux être protestant, bouddhiste, raélien dans ma conscience au for interne et c'est tout. Or la législation espagnole d'avant 1967 ne dit pas cela et autorise bel et bien le culte acatholique au for externe public.
b) "Cette proposition condamnée par le Syllabus est tirée du Bref Ad apostolicæ Sedis qui condamnait les thèses de Nuytz qui niaient l'autorité coercitive et juridictionnelle de l'Église concernant principalement le mariage et le droit matrimonial, l'administration des biens, les tribunaux ecclésiastiques, les prisons ecclésiastiques. Rien à voir avec la répression des faux cultes."
Vous oubliez simplement qu'en 1864, date de publication de Quanta cura et du Syllabus, les États de l'Église réduits depuis 1860-1861 existent encore. Le pape est toujours "pape roi" à cette date avec un état doté d'une armée, une police, des lois.
Or je ne trouve mention d'un temple vaudois à Rome qu'en 1884 (les réformés italiens sont héritiers des Vaudois les barbes au XVIe ayant rallié le calvinisme). Les protestants dans l'État pontifical jouissaient-ils de la même liberté de culte que leurs condisciples espagnols sous Franco ?
Sinon les tribunaux et prisons ecclésiastiques, légitimés par le n°77 et le texte de référence, ont bien dû servir à quelque chose.
Je reste impressionné (pantois), au plan personnel, par votre inébranlable conviction syllabusienne de l'état mono-confessionnel exclusif comme projet réaliste à vue humaine ; et qu'une telle vision politique soit utile en 2026 à défendre avec acharnement pour le bien de l'évangélisation.
J'imagine Meneau (et quelques autres) en Léon XIV prêchant au balcon de Saint-Pierre de Rome en mondiovision aux Américains, aux Européens, aux Chinois, aux Indiens, aux Maghrébins, aux Africains etc. que chacun doit établir un état mono-confessionnel exclusif catholique et interdire le culte public au for externe de tout autre religion et la déclaration publique d'athéisme ou d'indifférence...
Je pense avec les Pères de Vatican II et bien d'autres avant eux comme en 1945 les cardinaux et archevêques français que cette revendication n'a aucun sens pratique au XXIe, elle était déjà irréaliste en 1864, et qu'elle est contre-productive, un obstacle pour répandre la Bonne Nouvelle tant que la Terre n'est pas peuplée que de croyants chrétiens catholiques. Là elle fait sens mais là seulement.
On en est loin.
D'ici là, il y a mille autres sujets bien plus vitaux, bien plus urgents pour la foi chrétienne urbi et orbi : le Credo en Occident est-il toujours cru, la messe, les sacrements, les vocations, le statut des clercs, la morale chrétienne dans la société, la doctrine sociale de l'Église, la question de la guerre banalisée et sans plus aucune limite légale et morale ... la liste n'est pas limitative.
Chacun ses priorités, les nôtres divergent manifestement.
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