[réponse] par Réginald 2026-06-03 08:02:35 |
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Le jeune prêtre diocésain intervient finalement assez peu et c'est surtout l'animateur qui conduit l'échange.
Le prêtre de la FSSPX affirme à 4 ou 5 reprises que le Concile reconnaîtrait un « droit à l'erreur », notamment à propos de Dignitatis Humanae et de Nostra Aetate. Où a-t-il vu cela?
Le CEC enseigne clairement que « Le droit à la liberté religieuse n’est [A] ni la permission morale d’adhérer à l’erreur, [B] ni un droit supposé à l’erreur, [C] mais un droit naturel de la personne humaine à la liberté civile, c’est-à-dire à l’immunité de contrainte extérieure ».
Distinguons les trois propositions :
[A] L'homme a la permission morale d'adhérer à l'erreur.
[B] L'homme a le droit d'adhérer à l'erreur.
[C] L'homme a droit à l'immunité de contrainte extérieure en matière religieuse, même lorsqu'il est dans l'erreur.
La proposition A, condamnée à de nombreuses reprises, résume l'indifférentisme religieux. La proposition B correspond à la thèse classique de la liberté de conscience et des cultes, condamnée au XIXe siècle. La proposition C résume l'enseignement de DH.
Sur le plan logique, A implique B, et B implique C. En revanche, C n'implique ni B ni A.
Le Concile n'enseigne donc ni un droit à l'erreur ni une permission morale d'adhérer à l'erreur. Il affirme seulement une immunité civile de contrainte en matière religieuse, opposable à l'État et à la société, non une liberté morale opposable à Dieu et à l'Église.
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