voilà ce que disent les théologiens par Réginald 2026-06-03 22:33:36 |
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T. ZAPELENA, De Ecclesia Christi, pars altera, Université Pontificale Grégorienne, 1940, pp. 60 et suivantes. [traduction Bernard Lucien]
THÈSE XVI. Le pouvoir de magistère appartient de droit divin aux seuls évêques : lorsqu’ils enseignent une doctrine en accord avec le Pontife Romain, elle est infaillible, soit qu'ils enseignent réunis en concile, soit qu'ils le fassent dispersés sur la terre.
Troisième partie : Le magistère ordinaire de l’épiscopat dispersé
(...)
2° Ce magistère peut s’exercer de deux manières : soit en définissant une question controversée, soit en proposant la doctrine reçue sans aucune controverse comme catholique et révélée.
Le premier mode a lieu soit lorsque le Pontife Romain condamne par son jugement une erreur surgissant quelque part, et que les autres évêques adhèrent à ce jugement du Pontife Romain ; soit lorsqu’une définition ayant été portée par un concile provincial, et le Pontife Romain et les autres évêques y adhèrent.
Les évêques exercent la seconde manière d’enseigner lorsqu’ils proposent le dépôt de la foi au peuple chrétien et qu’ils l'expliquent, soit par eux-mêmes, soit par des prêtres (enseignant sous la surveillance et la garde des évêques), et cela soit par oral, soit par écrit.
S'opposaient à cette doctrine, déjà dans le passé, les Pélagiens qui en appelaient au Concile œcuménique, tandis que saint Augustin les renvoyait à l’infaillibilité du magistère ordinaire. De même, certains des Gallicans et des Jansénistes n’acceptaient comme infaillibles que les définitions du Concile œcuménique. Il y eut aussi certains docteurs catholiques allemands, contre lesquels Pie IX écrivit (cf. D. 1683).
Preuve de la thèse :
1° Le collège épiscopal succédant au collège apostolique, il est infaillible en proposant une doctrine révélée ou liée à la Révélation, comme on l'a vu dans la thèse précédente. Or ce collège ne se trouve pas moins dans le magistère ordinaire ou dispersé des évêques, que dans leur magistère extraordinaire ou conciliaire.
Donc les évêques ne sont pas moins infaillibles lorsqu’ils enseignent de manière concordante par leur magistère ordinaire que lorsqu’ils exercent leur magistère extraordinaire ou solennel.
Et vraiment, l'assistance et les promesses du Christ ne sont nullement limitées à l’exercice du magistère solennel et extraordinaire ; bien plus, elles regardent plutôt le magistère ordinaire et quotidien des évêques : « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps ».
4° La chose est entièrement confirmée par la voie dogmatique. À celle-ci se rattachent :
Le témoignage de Pie IX :
« Car même s’il s’agissait de cette soumission qu’on doit accorder par un acte de foi divine (...) il faudrait aussi l'étendre aux choses qui sont transmises comme divinement révélées par le magistère ordinaire de toute l’Église dispersée sur la terre » (D. 1683).
Le Concile du Vatican :
« Sont à croire de foi divine et catholique toutes les choses qui sont contenues dans la parole de Dieu écrite ou transmise, et que l’Église propose à croire comme divinement révélées, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel » (D. 1792).
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