non sequitur par Réginald 2026-06-03 17:44:08 |
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Votre raisonnement est le suivant :
1. DH affirme que l'autorité civile ne doit pas empêcher l'exercice public des religions non catholiques dans les justes limites du bien commun.
2. Ce qui ne peut plus être empêché bénéficie d'un droit.
3. Donc l'erreur religieuse bénéficie d'un droit.
4. Donc il existe un « droit à l'erreur ».
Toute la difficulté se situe au point 2.
Pour le comprendre, prenons un exemple un peu scabreux. Mon voisin n'a aucun droit moral à regarder des films pornographiques. Pourtant, il ne s'ensuit pas que j'aie le droit de recourir à la contrainte pour l'en empêcher tant qu'il ne trouble pas l'ordre public.
C'est d'ailleurs l'argument de saint Thomas lorsqu'il se demande si la loi humaine doit réprimer tous les vices (Somme théologique, I-II, q. 96, a. 2). Il répond par la négative : non parce que les vices deviendraient des droits, mais parce qu'une coercition systématique provoquerait parfois des maux plus graves.
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