Le problème de la liberté religieuse reste insoluble quand on persiste (comme l'abbé Barthe et la FSSPX) à raisonner dans l'abstrait, sans même chercher à comprendre la nature spécifique (et instrinsèquement antichrétienne) de l'Etat moderne. On persiste naïvement à exiger quelque chose d'un appareil institutionnel qui s'est construit contre l'Eglise, en se présentant comme sauveur.
Tout comme Luc Perrin, vous refusez de voir la distinction entre doctrine et prudence politique.
Alors prenons un exemple :
- l'Etat moderne, de nature intrinsèquement antichrétienne, prône l'avortement. Doit-on persister naïvement à exiger de l'appareil institutionnel qui s'est construit contre l'Eglise qu'il écoute notre voix de "sauveur d'enfants" ?
L'exemple est-il un peu abrupt ? Prenons-en un autre.
- l'Etat moderne, de nature intrinsèquement antichrétienne, a légalisé les unions homosexuelles conclues par un PACS. Doit-on persister naïvement à exiger de l'appareil institutionnel qu'il abroge cela ?
Il y a d'une part la doctrine. Compte-tenu de la forme concrète que prennent les états modernes, et justement parce que ceux-ci sont intrinsèquement antichrétiens, cette doctrine reste malheureusement du domaine de l'abstrait. Mais c'est à déplorer ! Concrètement, il va falloir tolérer, faute de pouvoir faire changer les choses. Est-ce pour autant que toutes ces manifestations concrètes de l'antichristianisme de l'Etat fondent un droit à ces abus contre la morale et la doctrine catholique ??? Est-ce que parce que l'Etat est antichrétien, la doctrine catholique doit évoluer et admettre des principes antichrétiens ???
Cordialement
Meneau
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