nier la validité du rit "nouveau"... n'est-ce pas hérétique ? par jejomau 2011-06-03 09:49:59 |
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J'ai voulu synthétiser au maximum au départ cet article interressant. On me pardonnera les raccourcis mais il me semble qu'il est bon de détacher les grandes lignes. Par alleurs, je trouve interressant que l'auteur de l'article lie dès le départ la négation de la validité du rit NOM.. avec celui de la Liberté religieuse.
Est-ce que les conséquences de cette négation entraînerait de facto - et à terme - la remise en cause du rit dit "Paul VI" ?
Il me semble que c'est un point important.
Ensuite,vous aurez remarqué un titre un peu "provocateur". Mais, en effet, la question de fond qui se pose concernant la remise en cause du rit nouveau ne devient-elle pas pas une position hérétique ?
On sera surpris - comme je l'ai été, puisque je ne connaissais pas ce détail important - d'apprendre peut-être que "Mgr Lefebvre avait fait prêter serment avant leur ordination, leur demandant de reconnaître la validité du Rite rénové, faute de quoi ils n'auraient pas été ordonnés... à tous les prêtres de la FSSPX, même après les sacres de 1988" . Voici le LIEN.
Donc Mgr Lefebvre reconnaissait la légitimité du rit. Ou sa validité si l'on veut .
Question 1) Si certains, aujourd'hui au sein de la FSSPPX semblent ne plus le reconnaître.. ils ne seraient donc plus en phase avec leur fondateur ?
Question 2) Est ce que ceux qui remettent en cause la validité du rit ordinaire sont les mêmes que ceux qui voient une "rupture" réelle ... Comme semble l'indiquer l'article dès le départ en liant les deux problématiques ?
Question 3) Ou peut-on à la fois voir une rupture dans Vatican II.. sans pour autant nier la validité du rit ordinaire ?
LA SYNTHESE
Validité (et)(ou)légitimité du rit
"L'instruction "Universæ Ecclesiæ", approuvée par le pape le 30 avril dernier, fête de saint Pie V, n’a pas apaisé l’affrontement entre les partisans les plus ardents de la messe selon le rite ancien et ceux de la messe selon le rite moderne, les uns et les autres étant tentés de considérer que seul leur rite est valide et légitime."
Continuité ou non-continuité avec Vatican II
Benoît XVI défend en bloc le concile Vatican II (soutenu en celà par le théologien Dom Basile Valuet). Celui-ci, d’après eux, devrait au contraire être corrigé en ce qui concerne les points sur lesquels il a "rompu" avec la Tradition de l’Église (thèse soutenue par le théologien Brunero Gherardini, l’historien Roberto de Mattei, le philosophe Martin Rhonheimer).
Le cas particulier de Martin Rhonheimer
- Le philosophe Martin Rhonheimer, considère que l'herméneutique ratzingerienne de la "réforme dans la continuité" explique parfaitement non seulement l’ensemble du concile mais aussi ce qui en a peut-être constitué le virage le plus spectaculaire : l'affirmation de la liberté religieuse par "Dignitatis Humanae", qui est en opposition évidente avec l'enseignement des papes précédents mais qui n’est pas pour autant coupée de la Tradition de l’Église ; au contraire elle est encore plus solidement en accord avec le "patrimoine profond" de la Tradition elle-même.
- Valuet n’est pas d'accord avec cette interprétation. À son avis, il n’y a pas opposition mais continuité entre l'enseignement de Vatican II en ce qui concerne la liberté religieuse et la condamnation de celle-ci qui avait été formulée précédemment par Pie IX et par d’autres papes.
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