où j'ai entendu,l'été dernier lors d'un mariage, des jeunes issus de prieurés de la Frat (des ados ) , me dire avec le plus grand sérieux "Le pape, on s'en fout, après tout c'est juste un evêque parmi d'autres, et Pierre était un apôtre parmi d'autres, c'est au moyen Age qu'on a théorisé cette histoire de primauté"
Ce n'est pas un discours qui sort de nulle part...
Je ne fais pas une généralité comme un certain supérieur, mais le propos faisait "marrer" deux abbés qui étaient là, mais aucun n'a contredit
S’il est injuste de généraliser pour ce qui concerne l’emploi d’expressions particulièrement malheureuses, il est néanmoins juste de constater un délabrement général, aujourd'hui, de l’amour pour la Papauté (même parmi le « monde de la Tradition », beaucoup influencé par la FSSPX), qui a toujours été très élevé dans le catholicisme.
Pour les lefebvristes, cet amour est étouffé par la nécessité dictée par leur position de considérer l’autorité papale compatible avec le désastre du concile et du post-concile (pour eux la Papauté est cause de ce désastre; donc comment pouvoir vraiment l'aimer ?).
Pour les « ralliés » (inclus le père De Blignières), il est étouffé dans le silence et la minimisation auxquels ils sont contraints par les dévastations des « papes » novateurs, auxquels ils ne peuvent vraiment s’opposer.
Hors du « monde de la Tradition », évidemment la situation n'est guère meilleure, car la Papauté est la première et la plus belle tradition, et les « réformes » des « papes » modernistes visent précisément à la détruire (collégialité, œcuménisme, relativisme, synodalité), même et surtout, bien que cela puisse donner l'illusion d'être un paradoxe, par des décisions unilatérales vigoureuses.
Au XIXe siècle (siècle très délicat dans l’histoire de la Papauté), «
papistes » était la moquerie ou le sobriquet (on dit comme ça?), d'origine luthérienne, que radicaux, francs-maçons et libéraux aimaient utiliser avec dérision pour désigner les catholiques. Les intransigeants rendaient la pareille en en faisant un emblème dont ils étaient particulièrement fiers : l'amour de la Papauté est le signe distinctif de la vraie foi (en Italie il exista même un journal intransigeant intitulé «
Siamo Papisti ! »).
Aujourd'hui, «
papistes » (ou des surnoms similaires) est une moquerie que certains traditionalistes (!) aiment utiliser pour désigner d'autres traditionalistes.
Cordialement
Marco Antonio
PS: L'idée absurde d'opposer le premier millénaire au deuxième, concernant les vérités sur la Papauté, est plus répandue qu'on ne le pense parmi les traditionalistes.