des formulations plus acceptables cette fois Signo sauf par Luc Perrin 2024-10-18 17:58:29 |
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pour le lien intime que vous faîtes entre ultramontanisme extrême - absolutisme papal - et catholicisme intransigeant et intégral.
Là je serai avec Poulat et bien des historiens du XIXe-XXe en désaccord avec vous. J'ai enseigné pendant trente ans l'exact contraire et qu'il était indispensable de dissocier les deux.
La dérive, c'en est une et nous sommes d'accord, vers l'absolutisme papal (relatif) s'observe au cours du XIXe mais c'est plus un effet conjoncturel : l'assaut de la Modernité et la dilatation de la catholicité dans une proportion inconnue dans l'histoire du christianisme. Un retour à une ecclésiologie pour le coup plus tridentine - du concile de Trente stricto sensu -, retour au fond tenté par Vatican II (là où Trente valorise les synodes provinciaux, Vatican II promeut les conférences épiscopales, les deux conciles mettant en avant le rôle des évêques) et qui a largement échoué à mon sens, ceci reste possible.
La réponse à la Modernité n'est pas dans la "cuisine" ecclésiologique, affaire ad intra, mais dans le positionnement ad extra : quel rapport à la société moderne libérale, devenue libérale à visage totalitaire aujourd'hui ?
Le Magistère du XIX-XXe et j'inclus Vatican I et Vatican II nous est essentiel car les outils s'y trouvent : question sociale, question morale, question des cultures ... Affrontement et sous quelles formes avec la Modernité ou divers compromis allant jusqu'à la compromission peccamineuse ?
Toutes ces questions brûlantes étaient inconnues à Nicée, à Lyon, à Latran IV, à Trente, saint François de Sales ne les aborde pas, ni Bonaventure ni le cardinal de Bérulle, aussi importants que soient ces conciles et ces auteurs spirituels sur d'autres plans.
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