... l'argumentation de Rore sanctifica n'était pas particulièrement probante
Le site que vous mentionnez est plutôt une immense bibliothèque de textes et documents relatifs au sacrement de l'ordre qu'une étude pointue à ce sujet.
Des études pointues, et en ce qui me concerne, décisives, existent pourtant.
Il y a notamment celle, à ma connaissance la plus vaste et
comprehensive comme disent les Anglais, des Allemands Thilo Stopka et d'un prêtre (resté anonyme) de la Fraternité Saint-Pie X et, plus récemment, l'ouvrage plus concis (environ 70 pages), mais convaincant lui-aussi, du théologien allemand Johannes Rothkranz.
Tous ces écrits sont en allemand.
L'étude de Stopka et de l’abbé "Seudónimo-Maria" est accessible en ligne sur le site que vous avez mentionné, il n’en existe pas, je crois, d’édition commerciale.
J'ai lu celle de Rothkranz avant publication qui a un peu tardé; maintenant son éditeur, Verlag Anton A. Schmid ("Pro fide catholica") [hélas très friand aussi de diverses dévotions particulières issues de révélations privées et de théories de conspiration, à mon avis douteuses], l'a mise en circulation.
Feu le curé Paul Schoonbroodt en avait préparé une édition française, dont il m'avait parlé et qui serait la bienvenue, mais je ne sais pas où en est ce projet après son décès.
Ce forum n'est pas le lieu pour parler en détail de cette question, mais on ne doit pas être théologien diplômé pour savoir que la théologie sacramentelle de l'Eglise exige, entre autres choses, que la forme d'un sacrement (les paroles) pour être valide, doit signifier sans équivoque le sacrement qu'elle est censée conférer, et que cette forme doit nécessairement déterminer la matière sur laquelle elle s'applique, en formant avec elle une unité morale, ce qui signifie notamment que forme et matière doivent être appliquées par le conférant du sacrement de façon simultanée, donc sans les interrompre ou dissocier longuement dans le temps.
Sapienti sat.Et merci de votre beau témoignage concernant l'abbé Schaeffer.