du point de vue du droit civil ? par Johanis 2024-04-14 14:09:16 |
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je ne vois pas comment vous pouvez affirmer cela, et je relève que vous semblez donc être en complet désaccord avec la note de Rome, et vous pensez qu'il n'y a pas atteinte à la liberté de l'Eglise. Pour ma part en ces temps je suis souvent en désaccord avec Rome, mais sur cette question, je pense qu'ils ont raison.
Tout en prétendant se situer au point de vue du droit civil, puisque c'est son domaine spécifique, le tribunal intervient surtout dans le domaine propre au droit canonique. Ce qui est mis en cause c'est le déroulement de l'enquête qui avait commencé avant la venue du cardinal, et sa conclusion, la sanction,tout cela relevant du droit canonique.
Est-ce que le renvoi d'une personne d'un institut religieux, en tant que tel, concerne le droit civil ? Est-ce qu'il relève du droit civil de juger si la décision dans un procès ou un processus canonique, a manqué d'impartialité, a été faussé par la sympathie de celui qui a jugé à l'égard de l'une des parties ? Car c'est principalement le cardinal Ouellet qui est condamné nommément pour le rôle d'enquêteur et de juge qu'il a exercé dans cette procédure en soi canonique. Est-ce que le tribunal civil est compétent pour déterminer si pour que la sanction soit valide il faut que le cardinal ait été expressément mandaté par le pape ? Est-ce qu'il est De son ressort de vérifier si effectivement il a bien été mandaté par lui ?
Le jugement du tribunal de Lorient incrimine : la lourdeur des sanctions prononcées, au surplus sans respect du droit canonique et des droits fondamentaux de la personne ». Comment un tribunal civil peut-il juger de la lourdeur d'une sanction, (le renvoi d'un ordre religieux), les critères de la lourdeur sont-ils de son ressort ? Est-il compétent pour juger que le droit canonique n'est pas respecté, les critères du droit canonique ne sont pas respectés ; il se prend pour une cour d'appel de justice canonique, ayant pouvoir en plus de sanctionner ceux qui portent des sentences canoniques ?
Avec toutes ces confusions, on voit mal quels sont les arguments pertinents avancés pour Justifier que les droits fondamentaux de la personne n'ont pas été respectés, puisque ils se font juges du rapport des droits fondamentaux avec le droit canon. Est-ce que les motifs invoqués sont une justification civile que les droits fondamentaux de la sœur ont été bafoués, alors que tout tourne autour de l'appartenance de la sœur à une communauté religieuse ?
Non, décidément je ne comprends pas votre contestation !
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