En effet par Turlure 2018-11-23 21:41:26 |
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Discuter du fond de cette question mériterait de démarrer un autre fil.
Toutefois, de ce que vous citez de Benoît XVI, je n'ai pas l'impression que son propos soit le même que Benoît XIV dans Vix pervenit. En effet, il développe l'idée d'une logique de gratuité qui doit s'imposer à l'ensemble de la vie économique et qui, j'imagine, doit consister en pratique à ce qu'aucun opérateur ne recherche un profit excessif par rapport à celui qui lui est nécessaire pour vivre de son activité.
La doctrine classique de l'Eglise raisonne différemment : elle isole le prêt d'argent des autres contrats et y interdit toute perception d'intérêt en raison du principe selon lequel l'argent ne produit pas d'argent. C'était ne pas voir que l'intérêt d'un prêt trouve des justifications dans le besoin de rémunération de celui qui fait du crédit son métier, dans la prémunition du risque de défaut du débiteur, de celui de l'inflation etc.
En effet, les domaines d'Humanae vitae et de Vix pervenit sont complètement différents. On n'empêche que dans les deux cas, on a l'affirmation de l'immoralité d'un acte en raison de sa contrariété à la loi naturelle, avec des fondements trouvés dans la révélation. Et ces deux textes sont précédés d'une tradition doctrinale allant dans le même sens.
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