Marco Antonio, je vous remercie pour votre message.
Je lis avec grand intérêt vos messages et très souvent je voudrais vous démander des choses pour savoir votre opinion sur des questions théologiques d'actualité, mais, hélas, sur ce forum il n'y a pas de système pour l'échange de messages privés.
Malheureusement, je n'ai pas appris la langue de Dante. Je vous saurais gré de bien vouloir nous en livrer une traduction... même (et surtout ?) si ce que je crois cependant deviner me semble digne d'être nuancé.
Bien sûr, mais vous devez vous contenter d'une traduction un peu rude, soit parce que je connais mal votre langue, soit parce que ce soir je vais un peu vite. Du reste, je vois que vous avez déjà très bien entendu le sens de l'extrait en question. En tout cas, voilà:
"
Même les princes chrétiens, assurés de l'élection légitime de Urbain VI, pas moins que par les rapports des Cardinaux, et par ceux du Pape, ils ont présenté à lui, ou avec des ambassades ou avec des lettres, leurs félicitations et leurs respects. L'empereur des Romains Charles IV fut le premier à envoyer ses ambassadeurs, et la première à lui suivre fut Jeanne I reine de Naples, laquelle, pour un plus grand respect, commanda l'ambassade à Otton de Brunswick, son quatrième mari. Puis, avec des ambassadeurs, ou des lettres ils reconnurent le Pape, Charles V, roi de France, Richard II, roi d'Angleterre, Louis Ier, roi de Hongrie, Casimiro, ou Louis, roi de Pologne, Pierre IV, roi d'Aragon, le roi Henri II de Léon et de de Castille, Ferdinand, roi de Portugal, Charles, roi de Novarra, Robert II, roi d'Ecosse et le roi Albert de Suède. Le duc d'Autriche, le duc de Bourgogne, comte de Flandre, le doge de Venise Andrea Contarini, et d'autres princes chrétiens, que nous avons dans le mss. du Vatican (lit. I, 7, 8, 13. de Sch.), ils ne furent pas parmi les derniers. Puis les Cardinaux approuvèrent l'élection d'Urbain VI avec les œuvres, en célébrant avec lui des consistoires pendant quelques mois, en décrétant avec lui des affaires très sérieuses, outre à la concorde établie avec les Florentins, et en l'assistant dans les fonctions ecclésiastiques et publiques".
Je profite de cette occasion pour vous signaler une petite note biographique de Gaetano Moroni redigée par Mgr Umberto Benigni pour la "Catholic Encyclopedia" (1911):
iciJe suis comme vous, je trouve que Noël Valois analyse bien la démarche des seize. Mais peut-on dire que les doutes, contradictions et "retards à l'allumage" des cardinaux plaident nécessairement contre eux et contre la validité de leur démarche ? Ne peut-on pas envisager qu'ils aient été, dans ce premier temps, à la fois conscients des déficiences de l'élection, agités de scrupules (tel semble le cas avec Pedro de Luna, compulsant frénétiquement toutes les sources canoniques possibles), tétanisés par l'agitation proprement révolutionnaire régnant à Rome (une réalité négligée par les historiens "urbanistes"), courtisans également et attachés à leurs intérêts propres, mais soucieux aussi de trouver un arrangement avec Urbain VI avant d'en arriver à des mesures en effet extrêmes et dommageables à l'unité de l'Eglise militante ?
Honnêtement, Monsieur, j'ai une certaine difficulté à penser que cela c'est vrai. Je ne l'exclus pas, mais ces "retards à l'allumage", comme vous bien les appellez, ils me laissent très perplexe. Même la recherche frénétique dont vous parlez elle évoque l'idèe d'une invalidité (de l'election) qui a été
voulue plus que
constatée.
Cordialement