Ah, voilà une réponse claire. par Meneau 2012-02-16 15:09:33 |
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1. Donc, au nom du bien commun (qui va au-delà de la simple tranquilité / paix publique), un Etat peut donc légitimement aller à l'encontre de la conscience d'un (ou de deux...) individu(s). Il ne peut en aucun cas forcer leur conscience jusqu'à leur faire admettre en leur for intérieur par la contrainte qu'un tel "mariage" est immoral, mais il peut légitimement en prohiber l'expression publique. Jusqu'ici nous sommes d'accord ?
2. Etape suivante. Recevez-vous cette définition du caractère transcendant du bien commun ?
Le bien commun de la société n'est pas une fin en soi; il n'a de valeur qu'en référence à la poursuite des fins dernières de la personne et au bien commun universel de la création tout entière. Dieu est la fin dernière de ses créatures et en aucun cas on ne peut priver le bien commun de sa dimension transcendante, qui dépasse mais aussi achève la dimension historique. Cette perspective atteint sa plénitude en vertu de la foi dans la Pâque de Jésus, qui éclaire pleinement la réalisation du vrai bien commun de l'humanité. Notre histoire — l'effort personnel et collectif pour élever la condition humaine — commence et culmine en Jésus: grâce à lui, par lui et pour lui, toute réalité, y compris la société humaine, peut être conduite au Bien suprême, à son achèvement. Une vision purement historique et matérialiste finirait par transformer le bien commun en simple bien-être socio-économique, privé de toute finalisation transcendante, c'est-à-dire de sa raison d'être la plus profonde
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