Quant à l'objet, il est clairement déplacé par Meneau et par tous ceux qui ne savent pas (ou ne veulent pas) citer fidèlement DH. Il est déplacé de la personne qui ne peut être empêchée (personne qui est au coeur de la préoccupation de DH, il s'agit bien ici de dignité humaine) à la chose enseignée.
Votre argument serait recevable si j'avais prétendu que DH enseignait un quelconque droit (moral) à enseigner l'erreur, ou un droit de l'erreur elle-même.
Mais je parle bien d'un droit
de la personne à ne pas être empêchée de.. par la société civile.
La distinction opérée est donc bien une distinction au niveau du sujet. Si vous préférez, je la reformule de la façon suivante :
Au sein de ces personnes concernées par ce prétendu droit, je distingue entre les tenants de la religion catholique, et les autres.
Les tenants de la religion catholique ont bel et bien un droit naturel à ne pas être empêchés d'agir au for externe public, droit qui devrait être garanti par la société civile. Une loi civile qui, par exemple, interdit par principe la construction d'une Eglise est illégitime.
Les tenants d'une autre religion n'ont pas un tel droit naturel. Ils ont le droit naturel d'agir selon leur conscience (et encore, seulement, je dis bien seulement, si cette conscience erronée n'est pas coupablement erronée). De sorte qu'une loi civile qui voudrait les contraindre de force à professer la religion catholique serait illégitime (for interne). De même une loi civile ne pourra les empêcher de se regrouper pour pratiquer leur faux culte (for externe privé). Par contre, une loi civile qui, dans un état catholique, interdirait la construction d'une mosquée ayant pignon sur rue avec minaret et tout le tintouin, pourrait être légitime (for externe public).
Cordialement
Meneau
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