Sur ce fil ou vous dites que cela serait expliqué de long en large.
Je ne me fie pas aux explications de MN, il est certainement plus intelligent que moi, plus instruit. Mais son raisonnement est vicié par ses choix. Mais en conséquence de ses choix, son attitude en un certain sens est plus logique que celle d'autres car il va au bout de ses convictions.
DH entend en effet faire garantir le droit à ne pas être empêché de pratiquer publiquement une fausse religion, ce qui est contraire au principe fondamental selon lequel un droit ne peut pas avoir un objet mauvais.
DH ne donne pas le droit de pratiquer une fausse religion, pour interpréter cela ainsi, il faut faire une fausse interprétation, il faut aller au delà du texte, c'est la même attitude que celle condamnée chez les modernistes dans leur lecture et leur interprétation des textes du concile.
Ou est il explicité dans DH que l'on à le droit de pratiquer
une fausse religion. Ne pas être empêché de pratiquer une religion, et avoir le droit de pratiquer une fausse religion n'est pas une bijection, pour parler un langage qui vous est familier.
L'objet n'est pas la vérité ou la fausseté de la religion pratiquée, mais la pratique religieuse sans contrainte, l'enjeu étant la liberté de conscience, afin de poser des actes conformes à la conscience, enjeu qui doit conduire à la conversion du croyant, et cela pour chercher la vérité, en ce qui concerne Dieu et son Eglise.
Il est normal alors que ceux qui ne satisfont à cette obligation, et dont il n'est pas précisé les raisons pour lesquelles ils ne le font mais comme nous en avons déjà discuté, certaines raisons sont à exclure vu le contexte et l'objet de DH, liberté de conscience pour rechercher la vérité et se convertir.
Si vous évoquer le droit de pratiquer une fausse religion comme définit par le Magistère, vous devez donc dire que ce droit est celui d'honorer un Faux Dieu, car une Fausse religion, c'est un Faux Dieu.
Et cela ne peut-être défini par le Magistère sans être une opposition au premier des commandements.
Dans le texte de la lettre à nos amis prêtres plusieurs choses ne vont pas.
Mais dés le principe cela part mal
L’histoire nous montre clairement que les autorités politiques chrétiennes
ont, à de multiples reprises et de diverses façons, interdit ou au moins restreint l’expression
de croyances opposées à la foi catholique, et ceci au nom même de la foi catholique, et non seulement
au nom de « l’ordre public ».
Les autorités politiques chrétiennes à l’époque, cas particuliers de DH, vous voyez la méthode est déjà mauvaise on part du particulier pour aller au général…Et je dirai qu'on par du plus mauvais particulier, car si l'on remplaçait chrétienne par islamique,et catholique par islamique cela ne changerait pas le sens du texte quand on considère l'histoire.
Ensuite voila une citation d'un texte servant de base à la position défendue
Le Souverain Pontife précise, en effet : « Il faut affirmer
clairement qu’aucune autorité humaine, aucun État, aucune Communauté d’États, quel que soit leur
caractère religieux, ne peuvent donner un mandat positif ou une autorisation positive d’enseigner ou
de faire ce qui serait contraire à la vérité religieuse et au bien moral. Un mandat ou une autorisation
de ce genre n’auraient pas force obligatoire et resteraient inefficaces. Aucune autorité ne pourrait
les donner parce qu’il est contre-nature d’obliger l’esprit et la volonté de l’homme à l’erreur et au
mal, ou de considérer l’un et l’autre comme indifférents. Même Dieu ne pourrait donner un tel
mandat positif ou une telle autorisation positive, parce que cela serait en contradiction avec son absolue
véridicité et sainteté »
Contraire à la vérité religieuse, donc un croyant d'une autre religion priant Dieu n'ayant pas reçu le baptême, ne possédant même pas le baptême de désir, agit de manière contraire à la vérité religieuse, il prit donc un faux Dieu, ne pensez vous pas? Et pire on suppose qu'il le prie volontairement.(Je ne fais pas allusion à l'auteur du texte et dans le contexte dans lequel ceci est
entendu mais bien à ce à quoi sert cette citation)
On suppose qu'il a l'intention de prier un faux Dieu n’est il pas dans la même citation obligé à l’erreur et au mal…et c'est cela que ferait DH?
Mais alors il faut aller au bout et dire qu'aucun pape ne peut soutenir une telle doctrine, à moins de ne pas être pape ?S'il s'agit de définir une erreur contraire à la vérité religieuse (il n'y a pas de "ou" pour lier avec ce qui suit le bien moral)c'est bien que le croyant est supposé prié volontairement un faux Dieu, donc n'est ce pas ce droit que donnerait DH?
voila ce que je comprends en lisant ce texte(celui de la lettre à nos frère prêtre), ce texte est aussi confus, ambigu que peuvent l'être les textes du concile.
Pensez vous réellement que le Magistère puisse donner le droit de prier un faux dieu, que c'est cela qu'il faille comprendre?
Je ne pense pas que l'on soit plus d'accord, pour vous je risque de rester un imbécile de mauvaise foi, je peux le regretter, mais je ne pourrais pas écrire autre chose, car je ne suis absolument pas convaincu par les arguments donnés ici ou ailleurs et pardonnez moi particulièrement par ceux dans cette lettre à nos amis prêtres.
Je n'exclus pas non plus le manque de capacité pour comprendre, une altération de ma conscience, ni le manque de formation et de moyen.
Cordialement.