Et ce qui est un “jeu” dans ce débat... par Vianney 2011-05-26 15:59:00 |
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...c’est en fin de compte l’observation du premier commandement du décalogue :La doctrine traditionnelle admet que l’État puisse — et même doive — dans certaines circonstances donner la liberté civile aux autres religions. On pourrait se demander si les circonstances de notre époque (qui rendent les États de plus en plus interdépendants) n’obligent pas à donner la liberté religieuse à toutes les religions qui respectent tant soit peu le droit naturel. Si l’on répond affirmativement, on doit conclure qu’aujourd’hui tous les États doivent accorder la liberté civile des cultes.
(…)
En réalité, le Concile n’a pas fait cela : il a admis un nouveau fondement du droit à la liberté religieuse. Les adeptes des fausses religions ont droit à la liberté religieuse en raison de la dignité de la personne humaine.
Admettre ce droit, c’est admettre implicitement la philosophie du droit nouveau, source de tout le désordre de la société moderne : c’est admettre que la dignité de l’homme passe avant la loi divine, avant l’ordination au bien commun.
Et il ne s’agit pas d’un point secondaire : pour les partisans de la thèse traditionnelle, cela concerne le premier commandement du décalogue et le premier commandement de Notre-Seigneur à son Église (répandre la vraie foi) ; pour les partisans de la doctrine conciliaire (par exemple le pape Jean-Paul II), la liberté religieuse est le premier et le plus important des droits de l’homme.
Le droit à la liberté religieuse est donc extrêmement subversif, et il est tout à fait impossible à un catholique d’admettre l’enseignement du Concile sur cette question sans participer activement à l’autodémolition de l’Église.
Extrait de l’éditorial du n° 65 du Sel de la terre (été 2008).
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