... n'en est pas vraiment une.
Je n'ai pas le loisir, et pas non plus la latitude (on l'a dit ici-même) de développer cette question.
Mais l'objection avancée contre le "sédévacantisme" * de l'assentiment (la reconnaissance) universel (universelle) et pacifique est bien connue et étudiée (vous imaginez bien que ceux qui s'occupent de ces questions ont bien lu Jean de Saint-Thomas et le cardinal Billot, pour ne citer que ceux-ci), mais elle n'est pas probante ni concluante, ni en théologie ni en histoire. Et contra factum non est argumentum.
En effet, l'opinion théologique (car elle en est au stade d'opinion, le Magistère ne s'étant jamais prononcé définitivement) qui maintient que l'assentiment universel pour une certaine personne en tant que Pontife (c'est en soi un fait dogmatique définissable, effectivement) équivaut infailliblement à la légitimité de celle-ci, n'est pas tenable dans l'absolu. Il y a le contre-exemple notoire du schisme occidental, où pendant quelques décennies plusieurs papes ou non-papes se disputaient l'assentiment universel sans l'avoir, et l'Église universelle errait sur la question de savoir qui était le vrai pape, et il y a la législation des Papes Paul IV (1559) et Saint-Pie V (1566) la confirmant, qui envisageait la possibilité d'un assentiment universel pour une personne manifestement hérétique (assentiment qui serait nul, évidemment). Cette législation, comme bon nombre de la législation (surtout pénale) ecclésiastique médiévale et même plus récente, est effectivement périmée depuis le CIC de 1917 (elle figure pourtant dans les Sources (Fontes) de celui-ci en tant qu'autorités, ce n'est pas rien), mais sa seule existence à un certain moment de l'histoire de l'Église est probante pour maintenir encore aujourd'hui que le fait d'un assentiment universel pour une personne manifestement hérétique (assentiment qui serait bien entendu caduc) n'a pas été exclu d'emblée comme cas de figure par le Magistère et le Législateur.
D'ailleurs existe-t-il vraiment un assentiment universel et pacifique pour "François" ? Certes, si "assentiment" veut dire le "reconnaître" matériellement, verbalement, factuellement, comme le 266e "pape", un peu comme on peut dire que le Dalaï-Lama actuel est la 14e émanation d'une divinité bouddhique. Cette affirmation ne veut rien dire en soi, elle relève de l'usage commun.
Pour avoir un assentiment ou une reconnaissance universelle dans le sens théologique (et il s'agirait de cela), la personne du Pontife régnant et son magistère doivent être universellement acceptés comme "règle prochaine de la foi" par tous et chacun de ses fidèles qui se disent catholiques.
Il n'en est rien, évidemment. Les traditionalistes et les conservateurs conciliaires l'écoutent seulement quand il dit et fait des choses qui vont dans le sens de ce qu'ils perçoivent (à tort ou à raison, selon les cas) comme conforme à la "Tradition", sinon ils le combattent ou se cantonnent dans un silence obséquieux. Ils deviennent ainsi le pape du pape, étant eux même leur propre règle de la foi. Foin de reconnaissance universelle et pacifique.
Libéraux et modernistes, quant à eux, n'en ont rien à faire avec la notion même de règle prochaine de la foi. Ces distinctions et impératifs les font rire. Ils se sont forgés leurs persuasions et préférences sans entrave aucune de façon bien autonome, sans qu'un pape vrai ou faux ne les importerait.
Tout cela est absolument futile, et le temps n'est pas loin que personne n'écoutera encore, pour en informer son mode de penser et de vivre en tant que catholique, les imposteurs habillés en blanc.
* Il y a dix ans, j'ai expliqué (dans le deuxième paragraphe et suivants ICI) pourquoi je mets "sédévacantisme" entre guillemets.
Je m'arrête ici.
Sat prata biberunt.
Bon Avent !
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