Je reprends votre numérotation, c'est pratique.
1) Je pourrais dire de même : j'attaque une idée fausse, pas la personne qui la défend (parfois, comme je l'ai indiqué à plusieurs reprises ici et ailleurs, qui la défend de bonne foi, et grand bien lui fasse). Je ne vous excepte pas, il n'y a donc pas lieu de vous sentir offensé, pas plus que moi par vos critiques, même si vous m'exceptez de ceux de bonne foi.
2) Vous vous méprenez : je n'ai pas dit que les hérétiques n'ont pas de sacrements. Relisez-moi.
La liste "d'errances romaines" des Photiens est bien connue, traitée et explosée maintes fois depuis des siècles. Dans la plupart des cas, mais cette distinction leur échappe à cause de leur théologie défectueuse, il ne s'agit pas de points relevant du dogme et de la révélation (cela se saurait), mais de coutumes ou traditions différentes relevant du droit coutumier et purement ecclésiastique, comme il est facilement démontrable, et d'ailleurs maintes fois démontré. Ce qui est moins démontrable, par rapport à la révélation et la Tradition apostolique, c'est la justification de certaines errances orientales, p.ex. en matière de célibat et de théologie matrimoniale.
Rome est certainement le phare de l'Église, dans le passé et aujourd'hui et dans le futur, sans doute aucun, et c'est précisément parce que le Siège de Rome est toujours resté (et reste toujours) sauvegardé de toute erreur (en théologie, s'entend, bien entendu) comme le déclarait le Concile du Vatican (hanc sancti Petri Sedem ab omni semper errore illibatam permanere, tous les mots ont leur poids), qu'il est dogmatiquement impossible que certains y siègent légitimement en débitant ce qu'ils débitent et en faisant ce qu'ils font. Ce n'est pas plus compliqué que cela. Cela est et demeure, je vous le concède, à l'instant, une certitude purement morale, non imposable à autrui, si ce n'est par le poids de ses arguments objectivement vérifiables (ce que l'on ne saurait faire ici, mais ce qui a été fait). Pour en faire une certitude dogmatique, il faudrait une décision du Magistère, pas seulement une conclusion théologique, fût-elle la plus inattaquable qui soit.
3) C'est correct pour la transformation d'un corps physique, mais il faut ajouter : si aliquando aliquid tale operatione daemonum fieri videatur, hoc non est secundum rei veritatem, sed secundum apparentiam tantum (S. Th. Iª q. 114 a. 4 ad 2).
Il faudrait donc examiner au cas par cas.
Mais le principe demeure absolu : un simulacre de sacrement prouvé ou démontrable en théologie (comme c'est le cas qui nous occupe) ne peut être la base d'un vrai miracle.
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