[réponse] par Réginald 2026-02-13 10:20:39 |
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On peut résumer votre raisonnement ainsi :
Rome a toléré une situation plus grave (le cas chinois) ; elle devrait donc tolérer celle-ci, faute de quoi elle serait incohérente. Le sous-entendu est clair : si Rome ne se détermine que sous la contrainte, alors il faudrait exercer une pression comparable.
Or ce raisonnement déplace le débat. Il ne porte plus sur l’ecclésiologie, mais sur une logique de rapports de force. Il suppose que l’autorité ecclésiale se régulerait par la pression exercée sur elle, et non par la nature même de l’Église.
Ce n’est pas ainsi que je raisonne. J’essaie, pour ma part, de rester sur les questions de fond : d’où vient l’autorité dans l’Église ? Qu’est-ce qui fonde réellement la communion ? A partir de quand y a-t-il rupture objective, indépendamment des intentions ?
A mes yeux, le cas chinois relève d’une tolérance pastorale face à une situation subie et contrainte ; comme vous le reconnaissez vous-même, il ne crée aucun droit à organiser ailleurs, volontairement, une autonomie ecclésiale ni à transformer l’exception en méthode.
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