Le DDF dénie à Marie son titre de Corédemptrice par Abbé Claude Barthe 2025-11-04 09:50:05 |
|
Imprimer |
Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi va publier à midi une "Note doctrinale sur certains titres mariaux qui se réfèrent à la coopération de Marie à l’œuvre du salut", intitulée Mater Populi fidelis dont le passage principal est au n. 22 :
« Compte tenu de la nécessité d’expliquer le rôle subordonné de Marie au Christ dans l’oeuvre de la Rédemption, l’utilisation du titre de Corédemptrice pour définir la coopération de Marie est toujours inopportune. Ce titre risque d’obscurcir l’unique médiation salvifique du Christ et peut donc générer une confusion et un déséquilibre dans l’harmonie des vérités de la foi chrétienne, parce qu’« il n’y a de salut en personne d’autre », car « il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4, 12).
(BOLLETTINO N. 0829 - 03.11.2025 34)
Pie XI, 30 novembre 1933 : « Le Rédempteur se devait, nécessairement, d’associer sa Mère à son œuvre. C’est pour cela que nous l’invoquons sous le titre de Corédemptrice. »
Sans faire ici de longs raisonnements théologiques, il suffit de rappeler celui de saint Pie X, qui vaut mieux que celui du cardinal Fernandez :
« Quand vint pour Jésus l'heure suprême, on vit la Vierge "debout auprès de la croix, saisie sans doute par l'horreur du spectacle, heureuse pourtant de ce que son Fils s'immolait pour le salut du genre humain, et, d'ailleurs, participant tellement à ses douleurs que de prendre sur elle les tourments qu'il endurait lui eût paru, si la chose eût été possible, infiniment préférable" (saint Bonaventure, I Sent., d. 48, ad Litt., dub. 4). La conséquence de cette communauté de sentiments et de souffrances entre Marie et Jésus, c'est que Marie "mérita très légitimement de devenir la réparatrice de l'humanité déchue", et, partant, la dispensatrice de tous les trésors que Jésus nous a acquis par sa mort et par son sang. […]. Il s'en faut donc grandement, on le voit, que Nous attribuions à la Mère de Dieu une vertu productrice de la grâce, vertu qui est de Dieu seul. Néanmoins, parce que Marie l'emporte sur tous en sainteté et en union avec Jésus-Christ et qu'elle a été associée par Jésus-Christ à l'œuvre de la rédemption, elle nous mérite de congruo, comme disent les théologiens, ce que Jésus-Christ nous a mérité de condigno, et elle est le ministre suprême de la dispensation des grâces. "Lui, Jésus, siège à la droite de la majesté divine dans la sublimité des cieux" (Hébreux 1, 3) » (Pie X, Ad Diem illum, 2 février 1904).
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|