Tout d'abord la question :
Pourquoi le fait de devoir constamment lire un livre car on comprend rien au latin au lieu d'entendre la consecration dans sa propre langue c'est forcement un plus ?
Le latin manifestait, par l'unité de la langue liturgique, l'unité de l'Eglise. Et de fait, il n'est pas nécessaire de "lire un livre" pour suivre la Messe VOM, y compris lorsqu'on est à l'étranger, une fois qu'on l'a déjà fait quelques fois. Tout au plus manque-t-on le propre du jour. Et quand bien même on devrait "lire un livre", chacun peut lire le sien dans sa langue. On peut même tout avoir sur Internet de nos jours, et lire sur son Smartphone.
Aujourd'hui, si justement je cherche à juger de la validité de la Messe qui est célébrée devant moi, et que je me trouve à l'étranger, je n'ai aucun moyen d'être sûr que la forme a été respectée.
Vous me direz, théoriquement dans le VOM, le Canon est prononcé à voix basse, et je ne suis pas sûr d'entendre le "HOC EST ENIM". Mais tant qu'à faire dans ce cas, si tout est affaire de présomption, je trouve plus facile de juger quand tout le monde fait et dit pareil...
Et pour finir une petite précision :
Je ne suis pas theologien mais j'ai du mal a croire que l'ensemble des eveques reunis en Concile n'etaient que des ignares, des diaboliques, des incroyants et que le fruit de leur reflexion soit a jeter a la corbeille ?
Ce ne sont pas les Pères du concile qui ont créé la nouvelle liturgie. Au contraire ils ont été un peu effrayés lors de la première démonstration de la messe normative. Ils n'ont produit de la constitution sur la liturgie, "Sacrosanctum Consilium".
Le NOM est paru bien après le concile, fruit des travaux du "Consilium" créé à la suite de SC.
Cordialement
Meneau