A partir du moment où un rite liturgique est approuvé par le pasteur suprème, il n'est pas possible d'affirmer son invalidité, ou même sa validité douteuse, sans préalablement affirmer que le pape qui l'a promulgué était un antipape. C'est aussi simple que cela.
Un pape exerce nécessairement son infaillibilité lorsqu'il promulgue un rite liturgique. Cette réalité est à la base de l'adage "Lex orandi, lex credendi".
Cela ne signifie pas que le rite ne puisse pas être entaché de déficiences et faire l'objet d'une critique constructive. Un nouveau rite peut être moins bon que le rite qu'il remplace, comme c'est le cas pour le NOM, comme cela a été le cas pour certaines versions du bréviaire dans le passé, mais il ne peut pas être invalide ou foncièrement hérétique s'il a été promulgué par le Souverain Pontife. Affirmer le contraire c'est réduire à néant le dogme de l'infaillibilité de l'Église.
La seule justification sur laquelle vous pourriez fonder votre "tutiorisme" -et vous l'avez insinué en utilisant l'expression "Église conciliaire"- c'est que ce rite n'a pas été promulgué par l'Église catholique mais par "la secte conciliaire". Dans ce cas, allez jusqu'au bout de votre raisonnement et reconnaissez que Paul VI n'était pas le pasteur suprème de l'Eglise catholique, mais seulement le chef d'une secte acatholique.
Soyez logique, assumez jusqu'au bout les conséquences de votre pensée à l'instar de notre ami Lycobates.
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