En effet par N.M. 2022-10-27 21:03:22 |
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Je n'ai pas dit le contraire. Le débat n'est pas là.
Contre le vice pérégrinité, on invoque les cas avérés des princes montés sur le trône de France alors qu'ils étaient déjà souverains d'un autre royaume et qui, très souvent - vous avez raison de le souligner -, le sont demeurés.
Sauf que, dans les cas des rois de Navarre devenus rois de France (Louis X a accédé en même temps aux deux couronnes), ces princes étaient demeurés préalablement sujets et vassaux du roi de France.
Le vice de pérégrinité - sous réserve qu'il ait quelque valeur que ce soit en matière de droit dynastique (ce qui est précisément l'objet du débat) - consiste en ceci : abandonner la France et l'allégeance au roi de France, sans esprit de retour.
Or précisément : Philippe le Bel, qui était comte de Champagne, ou le futur Henri IV, qui était (entre autres) duc d'Albret, comte de Foix, duc de Vendôme, etc., n'étaient jamais partis.
Dans le cas du futur Henri III, parti régner à Varsovie en 1573, il fut muni de lettres patentes (mais quelle est la portée exacte des lettres patentes ?) et il me semble qu'il était demeuré duc d'Anjou (à vérifier), son frère François de France (1555-1584), alors duc d'Alençon, ne recevant le duché d'Anjou qu'après l'avènement d'Henri III sur le trône de France.
Quand Philippe de France part régner en Espagne en 1700, il est lui aussi muni de lettres patentes. Mais quand cesse-t-il d'être duc d'Anjou ? Ce qui est certain, c'est que le futur Louis XV est titré duc d'Anjou en 1710.
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