J'attends encore la loi par Eonix 2021-06-15 16:02:41 |
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à laquelle vous faites allusion dans le post précédent, s'il vous plaît?
Non je n'oublie pas, je fais la différence entre une décision et la Loi. Une lettre apostolique qui décide de confirmer la Loi, voilà le document. Cela aurait pu être fait pas Saint Jean-Paul II.
Oui il s'agit une décision, mais quel est son ressort ? La loi, Loi que même Saint Paul VI, n'a pas jugé utile, ou n 'a pas voulu abroger.
Il entend 20 ans après les pères cardinaux, et 20 ans après la même réponse, ils auraient eu le temps en 20 ans de trouver une loi, ou un biais, mais rien, rien, nada, nada, nichts, nichts, nothing, nothing.
La décision, n'est pas dans une autorisation, elle existait elle était antérieure et le texte explique pourquoi, ce sont les deux formes d'un même rite.
Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Pères cardinaux au Consistoire tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqués l’Esprit Saint, confiant dans le secours de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit:
Art. 1. Le Missel romain promulgué par Paul VI est l’expression ordinaire de la lex orandi de l’Église catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par saint Pie V et réédité par le Bienheureux Jean XXIII doit être considéré comme expression extraordinaire de la même lex orandi de l’Église et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la lex orandi de l’Église n’induisent aucune division de la lex credendi de l’Église ; ce sont en effet deux mises en œuvre de l’unique rite romain.
Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulguée par le Bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogée, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor abhinc annos et Ecclesia Dei pour l’usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit :
Art. 2. Aux Messes célébrées sans le peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu’il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le Bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l’un ou l’autre Missel, le prêtre n’a besoin d’aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.
Enfin, je vous ferai remarquer que pour avoir une chance de gagner un procès canonique, il ne suffit pas d'entendre uniquement des avis de canonistes favorables à sa cause, mais il faut convaincre les juges du tribunal... qui sont de l'autre bord. Encore une fois, en tout cas avant le Motu Proprio, ç'aurait été impossible à de simples prêtres opposés à leur évêque dans un procès canonique. Depuis le Motu Proprio c'est peut-être plus facile, encore que quand on voit comment on été traités certains instituts tradis d'une part, et le durcissement actuel d'autre part, j'en doute.
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