Réponse par Signo 2018-02-10 11:31:25 |
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Pour ce qui est du niveau de responsabilité du Concile, je rappelle que j'ai écrit noir sur blanc que effectivement il y a, par exemple dans Gaudium et spes, une tonalité un peu trop optimiste par rapport à la modernité, qui s'explique par le contexte mental de l'époque. Mais ce n'est qu'une tonalité. Et puis il y a la tentation du rationalisme, qui est de nature à empoisonner la liturgie, qui imprègne ou donne l'impression d'imprégner la phrase de Sacrosanctum Concilium sur la nécessité d'éviter "les répétitions inutiles". Mais il s'agit d'une seule phrase, alors que tout le reste du texte va dans le sens contraire!
Par ailleurs excusez-moi mais le discours qui consiste à dire que Vatican II est la source de tous les maux de l'Eglise est quand même très répandu dans le milieu tradi, même si certains concèdent des nuances.
La question est de savoir si l'effondrement que nous constatons sur le terrain correspond à ce qu'a voulu, même indirectement, le Concile. La réponse est clairement NON, car ce que nous constatons sur le terrain ne va pas seulement plus loin que ce que préconise le Concile, mais la situation est allé dans un autre sens, un sens radicalement différent.
Par ailleurs, je suis intimement convaincu que le Concile ouvre les pistes indispensables à la survie du christianisme dans le contexte de la post-modernité. En réalité, le Concile n'a pas encore commencé à s'appliquer. Pour l'appliquer, il faut en comprendre en profondeur les intuitions fondamentales. Alors seulement il deviendra possible d'envisager de réparer la cassure spirituelle opérée à partir de la fin du Moyen-Age et du début de la Renaissance.
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