J'ai argumenté, pas vous ! par Paterculus 2012-10-09 00:24:51 |
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J'ai argumenté, mon cher Ion, ici.
Et je n'ai pas eu de réponse d'Effata.
Je pense que s'il y a ahurissante suffisance, elle est du côté de ceux qui critiquent une spiritualité dûment approuvée par les autorités compétentes.
Les arguments de Babakoto sont tellement nuls que je n'ai pas jugé bon de les relever, mais puisqu'il faut le faire, allons-y.
Le latin est une langue morte pour la majorité de nos concitoyens, puisqu'ils ne le parlent pas, selon cet intervenant : alors il faut dire que le chinois est une langue morte pour eux aussi ; là n'est donc pas la question. Le chinois est une langue vivante parce que des gens s'expriment dans cette langue ; de même le latin est une langue vivante puisque des gens s'expriment dans cette langue. Qu'elle ne soit pas parlée dans les familles en fait une langue à part, pas une langue morte.
J'ai dit que j'ai deux langues maternelles, celle des usages profanes et celle de la liturgie : ce n'est pas le cas d'une infime minorité, c'est le cas de tous ceux qui usent d'une langue liturgique. Et dans le monde catholique, ce n'est pas quantité négligeable, spécialement dans les rites orientaux.
Nous parlons d'esthétique, et Effata nous dit que nous faisons de l'esthétisme. Il nous fait là un procès grossier, qui relève de l'amalgame, et c'est pourquoi en condamnant notre souci de l'esthétique, c'est bien l'esthétique qu'il condamne.
Oui, Paul VI s'est trouvé en porte-à-faux avec Vatican II, et pas seulement au sujet de la langue liturgique. Les Pères conciliaires avaient voulu une réforme de la liturgie dans la continuité, voyez Sacrosanctum Concilium N° 23 :
Afin que soit maintenue la saine tradition, et que pourtant la voie soit ouverte à un progrès légitime, pour chacune des parties de la liturgie qui sont à réviser, il faudra toujours commencer par une soigneuse étude théologique, historique, pastorale. En outre, on prendra en considération aussi bien les lois générales de la structure et de l’esprit de la liturgie que l’expérience qui découle de la récente restauration liturgique et des indults accordés en divers endroits. Enfin, on ne fera des innovations que si l’utilité de l’Église les exige vraiment et certainement, et après s’être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique.
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