Il y aurait beaucoup à redire... par Paterculus 2012-10-06 22:39:20 |
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Il y aurait beaucoup à redire à ce que vous écrivez dans ce fil.
Tout d'abord, le latin n'est pas une langue morte.
Ou alors dites-nous que le concile Vatican II a été écrit dans une langue morte.
Une langue n'est pas morte quand des gens se servent d'elle pour communiquer, et c'est ce qu'ont fait les Pères conciliaires.
Pour moi, j'ai tout simplement deux langues maternelles, celles de la liturgie, et celle des autres usages quotidiens.
Vous avez tort de penser que si l'on utilise le latin, on doit nécessairement passer par l'autre langue maternelle.
Si c'était vrai, ceux qui ont appris l'anglais, ou une autre langue étrangère, seraient incapables de penser dans cette langue.
On peut très bien penser en latin, même si on n'a pas entendu cette langue dés son jeune âge.
Avez-vous remarqué que dans toutes les langues, la langue de la poésie est différentes de la langue commune ?
C'est que le langage de la poésie est celui des pensées non banales.
Croyez-vous que la liturgie parle de choses banales ?
L'esthétique, que vous semblez condamner, est au service de la hauteur des sentiments, de la profondeur de la prière.
Je vous fais remarquer en outre que lorsque Paul VI a parlé comme nous le rappelle ici Yves Daoudal, il était dans l'herméneutique de la rupture.
Car il ne fait aucun doute que pour les Pères conciliaires, le latin devait être maintenu, au moins suffisamment pour que les fidèles sachent chanter dans cette langue les parties de la messe qui leur sont propres, et pour que le chant grégorien reste le chant propre de notre rite.
Le même Paul VI a insisté pour que les abbayes gardent le grégorien. Ce qui montre qu'il s'est pris les pieds dans le tapis : comment les abbayes pourraient-elles recruter si leur usage est étranger dans les paroisses ?
La vérité est qu'il y a dans l'Eglise de la place et pour ceux qui aiment prier en latin, et pour ceux qui aiment prier dans la langue des autres usages quotidiens.
Toute autre position est sectaire, et je crains que votre position soit de cette sorte.
Alors remisez vos arguments minables dont l'expression relève d'un total manque de charité envers ceux qui n'ont pas la même spiritualité que vous.
Nous ne sommes pas des sorciers pratiquant la magie, ni des esthètes ignorant de la vraie prière, ou alors vous devez affirmer que pendant quinze siècles l'Eglise a mérité ces critiques.
Votre position relève d'un orgueil fou, qui vous fait dire que l'Eglise s'est ainsi trompée mais que vous, enfin, vous avez compirs son erreur.
Et si l'Eglise s'est ainsi trompée, qu'est-ce qui peut bien vous assurer que dans ses affirmations présentes elle ne se trompe pas davantage ?
Laissez faire l'Esprit Saint. Là où les jeunes gardent la foi, là est l'Eglise. Ne pratiquez pas l'exclusion envers ceux qui ne prient pas comme vous, et si vous et vos semblables consacriez à l'évangélisation le temps que vous passez à nous critiquer, l'Eglise s'en porterait mieux.
Un peut d'ouverture, donc, mon cher Effata !
Votre dévoué Paterculus
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