Dernier Evangile à proclamer en grec donc ? par Meneau 2012-10-08 14:59:42 |
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Si je vous suis bien, il serait donc plus approprié de proclamer le dernier Evangile en grec ? Cela ne milite pas forcément pour le maintien du latin en tant que langue de la liturgie.
Si je rassemble un certain nombre d'éléments évoqués dans ce fil,
A/ les arguments en faveur du latin seraient :
- langue universelle employée dans toute l'Eglise romaine. Permet à tout un chacun de s'y retrouver, notamment lorsqu'il est à l'étranger. Manifeste de plus l'Unité de l'Eglise.
- langue de référence, donc stabilité de la liturgie dans l'espace, mais aussi dans le temps. Référence également pour les actes du Magistère (bien que par exemple "Mit brennender Sorge" n'ait pas été publiée en latin ?)
- langue préservant mieux la polysémie des textes sacrés, mais pour percevoir cet aspect-là, il faut une culture littéraire assez importante. Le sens des textes sacrés est normalement perçu par les fidèles grâce à des traductions, mais surtout par une catéchèse appropriée qui a tendance à faire défaut aujourd'hui - et qui n'a pas été remplacée suite à l'emploi du vernaculaire.
- la liturgie en langue latine a bénéficié de plusieurs siècles d'enrichissements, en passant par le chant grégorien, qui en font un joyau.
B/ les faux arguments en faveur du vernaculaire seraient :
- une meilleure compréhension de la liturgie : d'une part les gens, correctement catéchisés, et accessoirement munis de leur missel, avaient quand même une excellente connaissance de la doctrine sous-tendue, et ne se contentaient pas de "marmoter des formules absconses". D'autre part, les multiples traductions générées laissent à désirer et ne sont pas toujours cohérentes entre elles et sont un champ de bataille encore actif aujourd'hui.
- une meilleur participation à la liturgie : en plus des contre-arguments au point précédent, l'emploi du vernaculaire empêche les étrangers de s'y retrouver. Et l'emploi du latin par le passé n'a jamais empêché les gens de participer activement à la liturgie : d'une part tout le monde connaissait la plupart de ses prières en latin, d'autre part le vernaculaire avait déjà sa place dans la prédication, les cantiques, etc.
En conclusion : l'introduction du vernaculaire a plutôt été un mal qu'un bien. Ca n'aurait de toute façon pas remplacé une catéchèse appropriée, mais en plus, cette catéchèse fait elle-même défaut.
Cordialement
Meneau
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