Oui mais par Signo 2026-07-26 14:49:44 |
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Effectivement il est maladroit et presque scandaleux de remettre en cause l’intégrité du cardinal Slipyj, qui est un grand confesseur de la foi et qui fait honneur à l’Eglise.
Il n’en reste pas moins que les sacres de 1977 sont un précédent valable pour justifier ceux de 2026.
Vous invoquez le fait que les consacrés de 1977 n’ont exercé aucun apostolat; c’est un élément important mais distinct de l’acte de sacrer en lui-même. C’est un élément de contexte, qui n’apporte rien à la nature de l’acte en lui-même.
Je pense avoir démontré de manière convaincante, à partir de ce précédent mais aussi en m’appuyant sur la discipline et le Magistère de l’Eglise qu’il est possible, dans certains cas extrêmes, de sacrer des évêques non seulement sans mandat, mais même contre la volonté (explicite ou supposée) du pape.
Ensuite, il n’y aurait rien eu de scandaleux à ce que les évêques de Mgr Slipyj aient un apostolat clandestin. S’ils n’en ont pas eu, c’est parce que cela n’était pas indispensable à court terme. C’était des évêques « de réserve », « au cas où ». Ils n’étaient pas les derniers évêques gréco-catholiques.
Dans le cas des évêques latins de 1988 et 2026, le contexte est différent. En 1988, Mgr Lefebvre était le dernier évêque ordonnant librement des prêtres dans le rite traditionnel. Ne pas sacrer aurait signifié la disparition à terme du rite latin traditionnel dans l’Eglise. La situation est la même en 2026 du fait de Traditionis Custodes, qui, je le rappelle avec insistance, exprime ouvertement le projet d’une disparition complète du rite traditionnel, les autorisations ne demeurant que de manière provisoire, le temps nécessaire pour que clercs et fidèles acceptent le ralliement au nouveau rite. Autrement dit, le rite latin traditionnel est condamné à disparaître. Je ne sais pas en quelle langue il va falloir le répéter pour que cela rentre dans toutes les têtes (le slavon peut-être?). Il suffit pourtant de savoir lire…
Donc oui, pour cette raison (et cette raison uniquement; pas pour les raisons invoquées par la FSSPX), les sacres du 1er juillet étaient légitimes car répondant à un état de nécessité réel.
Ensuite vous avez raison, les évêques issus de ces sacres illicites (1977, 1988 et 2026) ne seront pas des évêques exerçant la plénitude de l’épiscopat catholique. Ce sont des évêques a minima, des évêques d’urgence, des « roues de secours ». Une roue de secours permet en cas de crevaison de gagner le garage le plus proche, elle ne permet pas de rouler de manière permanente sur des centaines de kilomètres. Donc les évêques ainsi sacrés ont vocation à être intégrés au collège épiscopal par le pape et à recevoir une mission canonica pour devenir réellement des « évêques catholiques ».
PS: une de vos affirmations est inexacte : « il n'y a aucun dogme catholique qu'un orthodoxe ne puisse accepter. ».
Les orthodoxes n’accepteront jamais l’Immaculée Conception et encore moins l’Infaillibilité pontificale comme des dogmes.
C’est l’inverse qui est vrai: tous les dogmes positivement confessés par les orthodoxes sont acceptables pour les catholiques. Le problème n’est pas dans ce qu’ils confessent mais dans ce qu’ils nient.
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